La logique est le sixième et dernier sous-test du TAGE MAGE. Vous l'abordez donc fatigué, après plus d'une heure et demie d'épreuve. Bonne nouvelle : c'est aussi l'épreuve la plus « apprenable » du test. Les règles qui gouvernent les séries reviennent d'une session à l'autre, et un candidat entraîné y reconnaît des mécanismes plus qu'il n'y découvre des énigmes. Deux familles de questions se partagent le sous-test : les séries doubles (lettres ou chiffres) et les séries graphiques.
15
Questions en 20 minutes
80 s
Par question en moyenne
2
Familles : séries doubles et graphiques
+4 / -1
Bonne réponse / mauvaise réponse
Les séries doubles : une case, deux logiques
Une série double croise une série horizontale et une série verticale. La case « ? » appartient aux deux séries à la fois : la bonne réponse doit satisfaire la logique horizontale ET la logique verticale. C'est ce double verrou qui fait la fiabilité de l'exercice : quand votre réponse valide les deux directions, vous pouvez cocher sans trembler.
- 01
Attaquer la série la plus lisible
Ne traitez jamais les deux directions en même temps. Choisissez la série (horizontale ou verticale) dont la règle saute aux yeux et formulez une hypothèse de réponse.
- 02
Vérifier sur tous les termes
Une règle validée sur deux termes n'est qu'une hypothèse. Elle doit fonctionner sur l'intégralité de la série, sans exception.
- 03
Contrôler avec l'autre direction
Votre candidat de réponse doit aussi respecter la logique de la seconde série. Si ce n'est pas le cas, l'une de vos deux règles est fausse : reprenez.
- 04
Éliminer par les propositions
En cas de blocage, partez des 5 propositions : testez chacune contre les deux séries. C'est souvent plus rapide que de chercher la règle dans l'absolu.
Séries de lettres : tout passe par EJOTY
Les séries de lettres ne sont que des séries de nombres déguisées : chaque lettre vaut son rang dans l'alphabet. Pour convertir vite, mémorisez les cinq balises EJOTY : E = 5, J = 10, O = 15, T = 20, Y = 25. Toute autre lettre se calcule en deux secondes à partir de la balise la plus proche. Retenez aussi que l'alphabet est cyclique : après Z (26), on repart à A (1).
Exemple corrigé : B, E, H, K, ?
Conversion par rangs : B = 2, E = 5, H = 8, K = 11. La progression est de +3 à chaque terme. Le terme suivant vaut donc 11 + 3 = 14, c'est-à-dire N. Vérification : 2, 5, 8, 11, 14 - l'écart +3 est constant sur toute la série.
Séries de chiffres : les règles à tester dans l'ordre
- Écart constant : suite arithmétique (+2, +2, +2...).
- Écarts croissants ou décroissants : +1, +2, +3... ou -2, -4, -6...
- Multiplication ou division par un facteur constant (suite géométrique).
- Deux suites imbriquées : les termes de rang pair et de rang impair suivent chacun leur propre règle.
- Opérations sur les chiffres du nombre : somme des chiffres, produit des chiffres, inversion.
- Combinaison des termes précédents : chaque terme est la somme (ou l'écart) des deux précédents.
Exemple corrigé : 3, 4, 6, 9, 13, ?
Calculez les écarts : +1, +2, +3, +4. Les écarts augmentent de 1 à chaque pas. L'écart suivant est donc +5, et le terme cherché vaut 13 + 5 = 18.
Le piège classique : la règle validée trop vite
Les concepteurs construisent des séries dont les premiers termes acceptent deux règles différentes... qui divergent ensuite. Tant que votre règle n'est pas vérifiée sur TOUS les termes de la série, elle ne vaut rien. C'est l'erreur numéro un des candidats pressés.
Les séries graphiques : suivre chaque élément séparément
Dans une série graphique, une figure évolue de case en case. L'erreur est de regarder la figure globalement : il faut au contraire isoler chaque élément (un rond, une flèche, une couleur) et suivre son évolution propre. Les transformations les plus fréquentes sont la rotation, la symétrie, la translation, l'alternance noir/blanc, l'ajout ou la suppression d'un élément. Comptez aussi les occurrences : dans de nombreuses grilles, chaque élément apparaît un nombre fixe de fois, et la case manquante se déduit d'un simple comptage.
À éviter
- Regarder la figure « en bloc » au lieu d'isoler les éléments.
- Valider une règle sur deux termes seulement.
- Recompter l'alphabet depuis A à chaque lettre.
- S'acharner 3 minutes sur une série opaque en fin d'épreuve.
À installer
- Suivre chaque élément graphique séparément (position, orientation, couleur).
- Vérifier la règle sur l'intégralité de la série, dans les deux directions.
- Utiliser EJOTY pour convertir les lettres en rangs instantanément.
- Passer et revenir : les questions valent toutes 4 points.
En logique, on ne devine pas : on teste des règles jusqu'à ce qu'une seule survive à tous les termes de la série.
- Je connais EJOTY par coeur (E5, J10, O15, T20, Y25).
- Je sais que l'alphabet est cyclique : après Z, on repart à A.
- Je teste ma règle sur tous les termes avant de cocher.
- Je contrôle toujours la case « ? » dans les deux directions.
- En graphique, je suis chaque élément séparément.
- Je ne laisse aucune question sans réponse.
Qui a écrit cette fiche ?
Par l'équipe pédagogique Aurlom, fondée par Franck Attelan, auteur de La Bible du Tage Mage.
Pour situer votre niveau et fixer votre objectif, consultez notre page repère : Score Tage Mage : moyenne, barème et objectifs par école.
FAQ
On vous répond
Combien y a-t-il de questions de logique au TAGE MAGE ?
Le sous-test Logique compte 15 questions à traiter en 20 minutes, comme chacun des 6 sous-tests. Il mêle séries doubles de lettres ou de chiffres et séries graphiques.
La logique est-elle l'épreuve la plus difficile du TAGE MAGE ?
Non, c'est souvent la plus rentable pour un candidat entraîné : les règles de construction des séries reviennent d'une session à l'autre. La difficulté principale est la fatigue, car ce sous-test clôt le test.
À quoi sert la méthode EJOTY ?
EJOTY donne cinq balises dans l'alphabet (E = 5, J = 10, O = 15, T = 20, Y = 25) pour convertir n'importe quelle lettre en son rang en deux secondes, au lieu de recompter depuis A.
Comment progresser rapidement en logique ?
En travaillant par familles de règles : écarts, suites imbriquées, opérations sur les chiffres, rotations et alternances graphiques. Après quelques dizaines de séries corrigées, la reconnaissance devient quasi automatique.
