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    Épreuve d'analyse documentaire au Concours SÉSAME : barème, méthode et entraînement

    Comprendre le fonctionnement précis du barème à réponses multiples, apprendre à repérer l'information dans un dossier de documents, puis s'entraîner sur un mini-dossier original avec des corrections justifiées passage par passage, pour préparer l'épreuve d'analyse documentaire de la session 2026.

    Ce qu'est l'épreuve d'analyse documentaire

    Format officiel, session 2026

    L'épreuve d'analyse documentaire comporte 20 questions à traiter en 2 heures. Le candidat travaille à partir d'un ou plusieurs documents et doit répondre à des questions de repérage, des questions d'analyse et des questions de synthèse portant sur ce dossier.

    Source : nature des épreuves écrites du Concours SÉSAME, session 2026, concours-sesame.net (consulté le 6 septembre 2026).

    Le barème des questions à réponses multiples : à connaître par cœur

    Une partie des questions de l'épreuve sont des questions à réponses multiples : plusieurs propositions peuvent être correctes, et il faut cocher toutes celles qui le sont, et uniquement celles-ci. Le barème appliqué à ce type de question fonctionne ainsi :

    • Note maximale si le candidat coche toutes les réponses attendues, et seulement elles.
    • Moitié des points si le candidat coche au moins la moitié des réponses attendues, et aucune réponse fausse.
    • Zéro point si le candidat coche au moins une réponse fausse, quel que soit par ailleurs le nombre de bonnes réponses cochées.
    • Zéro point en cas d'absence de réponse à la question.

    Source : barème des épreuves écrites du Concours SÉSAME, session 2026, concours-sesame.net (consulté le 6 septembre 2026).

    La conséquence stratégique à retenir

    Puisqu'une seule réponse fausse cochée ramène la note à zéro, il ne faut jamais cocher une proposition dont on n'est pas certain. Sur une question à réponses multiples, mieux vaut cocher uniquement les propositions dont la justesse est appuyée par un passage précis du document, plutôt que de tenter de cocher plus large en espérant une note partielle.

    À l'inverse, cocher trop peu de bonnes réponses (moins de la moitié) fait perdre la totalité des points, comme une réponse fausse. L'objectif est donc de cocher exactement toutes les propositions vérifiées dans le texte, ni plus, ni moins.

    Ce qu'il ne faut pas faire

    • • Cocher une proposition parce qu'elle « semble logique » sans l'avoir vérifiée dans le document.
    • • Laisser une question sans réponse par manque de temps : cela rapporte zéro, comme une réponse fausse.
    • • Cocher toutes les propositions d'une question pour « maximiser les chances » : une seule fausse annule tout.
    • • Confondre une question à réponse unique avec une question à réponses multiples et cocher plusieurs cases par réflexe.

    Méthode de lecture et de repérage

    Une démarche en 4 étapes pour traiter 20 questions en 2 heures, soit environ 6 minutes par question en moyenne.

    1. Repérer la structure du dossier avant de lire les questions (≈ 10 min)

    Identifier le nombre de documents, leur nature (texte informatif, données chiffrées, extrait argumentatif) et leur articulation générale. Repérer les titres, intertitres et paragraphes pour construire une carte mentale du dossier avant même de lire les questions.

    2. Lire chaque question et localiser le passage concerné (≈ 3 à 4 min par question)

    Pour une question de repérage, identifier le paragraphe exact qui contient l'information demandée, sans se fier à sa mémoire de la première lecture. Pour une question d'analyse, identifier tous les passages du document qui permettent de confirmer ou d'infirmer chaque proposition, une par une.

    3. Vérifier chaque proposition séparément avant de cocher (essentiel sur les questions à réponses multiples)

    Traiter chaque proposition indépendamment des autres : se demander « cette proposition précise est-elle confirmée par un passage du document, contredite par lui, ou absente du document ? ». Une proposition non confirmée par le texte ne doit pas être cochée, même si elle paraît vraie dans l'absolu.

    4. Gérer le temps et savoir laisser une réponse partielle plutôt qu'incertaine (≈ dernières minutes)

    Si le temps manque sur une question à réponses multiples, il vaut mieux cocher uniquement les propositions vérifiées avec certitude, quitte à n'atteindre que la moitié des points, plutôt que de cocher une proposition non vérifiée qui ramènerait la note à zéro.

    Erreurs fréquentes à éviter

    • Répondre de mémoire : se fier à sa première lecture au lieu de revenir au passage exact du document.
    • Cocher par intuition : cocher une proposition plausible sans l'avoir confrontée au texte.
    • Sur-cocher : cocher davantage de propositions pour « avoir plus de chances », ce qui expose à une réponse fausse et donc à zéro.
    • Ne pas répondre par prudence excessive : une question laissée sans réponse rapporte zéro, comme une question totalement fausse.
    • Confondre un lien logique du document avec une proposition non formulée : une déduction personnelle, même plausible, n'est valable que si le document la formule ou la rend certaine.

    Mini-dossier d'entraînement fictif

    Sujet : le sommeil des adolescents et l'usage des écrans en soirée. Les trois documents suivants sont des documents fictifs, rédigés pour cet exercice à visée strictement pédagogique : ils ne citent aucun auteur, aucun journal et aucune source réelle, et les chiffres qu'ils contiennent ne doivent pas être réutilisés comme des données établies.

    Document 1 - document fictif rédigé pour cet exercice

    Un adolescent âgé de 15 à 17 ans a habituellement besoin d'environ 8 à 10 heures de sommeil par nuit pour récupérer physiquement et pour consolider les apprentissages de la journée. Or, un usage prolongé des écrans dans l'heure précédant le coucher retarde l'endormissement, en particulier lorsque l'écran est tenu près du visage, comme c'est le cas pour un smartphone. La lumière émise par ces appareils, plus riche en longueurs d'onde bleues que la lumière ambiante du soir, ralentit la sécrétion de mélatonine, l'hormone qui prépare l'organisme à l'endormissement. Ce retard d'endormissement, répété plusieurs soirs par semaine, peut réduire la durée totale de sommeil sans que l'heure de réveil ne change, notamment les jours de cours.

    Document 2 - document fictif rédigé pour cet exercice

    Une enquête fictive, imaginée pour les besoins de cet exercice auprès de trois classes de lycée inventées, indique que les élèves déclarant utiliser un écran après 22 heures un soir de semaine sur deux estiment se sentir fatigués au réveil plus souvent que les élèves n'en utilisant pas à cette heure-là. Cette même enquête relève cependant que la fatigue déclarée dépend aussi d'autres facteurs mentionnés par les élèves interrogés, comme la charge de devoirs du soir ou des horaires de sommeil irréguliers d'un jour à l'autre. Un usage du téléphone limité à la consultation rapide d'un message, sans navigation prolongée, n'y est pas associé à une fatigue accrue.

    Document 3 - document fictif rédigé pour cet exercice

    Dans ce scénario fictif, des établissements scolaires ont mis en place, à titre expérimental, un espace de dépôt volontaire des téléphones portables à l'internat avant le coucher. Cette mesure ne concerne, dans ce scénario fictif, que les internes volontaires et ne s'applique pas aux externes ni aux demi-pensionnaires. Elle s'accompagne généralement d'une information des familles sur les effets de la lumière des écrans sur l'endormissement, plutôt que d'une interdiction générale imposée sans explication. Les établissements ayant mis en place ce dispositif rappellent qu'il reste facultatif et qu'aucune sanction n'est prévue pour les élèves qui ne souhaitent pas y participer.

    Questions de repérage

    Ces questions n'appellent qu'une seule réponse correcte : elles vérifient la capacité à retrouver une information précise dans le dossier.

    Question 1 - Selon le Document 1, combien d'heures de sommeil par nuit un adolescent de 15 à 17 ans a-t-il habituellement besoin ?

    a) Environ 6 à 7 heures

    b) Environ 8 à 10 heures

    c) Environ 11 à 12 heures

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    Réponse correcte : b. Justification par citation du Document 1 : « a habituellement besoin d'environ 8 à 10 heures de sommeil par nuit ».

    Question 2 - D'après le Document 1, quel élément ralentit la sécrétion de mélatonine ?

    a) La durée totale du sommeil

    b) La lumière émise par les écrans, plus riche en longueurs d'onde bleues

    c) Le réveil à heure fixe les jours de cours

    Voir le corrigé

    Réponse correcte : b. Justification par citation du Document 1 : « plus riche en longueurs d'onde bleues que la lumière ambiante du soir, ralentit la sécrétion de mélatonine ».

    Question 3 - D'après le Document 3, qui est concerné par le dispositif de dépôt des téléphones ?

    a) Tous les élèves de l'établissement, sans exception

    b) Uniquement les internes volontaires

    c) Uniquement les élèves sanctionnés pour usage abusif du téléphone

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    Réponse correcte : b. Justification par citation du Document 3 : « ne concerne, dans ce scénario fictif, que les internes volontaires et ne s'applique pas aux externes ni aux demi-pensionnaires ».

    Question 4 - D'après le Document 2, quel usage du téléphone n'a pas été associé à une fatigue accrue ?

    a) Une navigation prolongée après 22 heures

    b) La consultation rapide d'un message, sans navigation prolongée

    c) L'utilisation du téléphone comme réveil le matin

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    Réponse correcte : b. Justification par citation du Document 2 : « un usage du téléphone limité à la consultation rapide d'un message, sans navigation prolongée, n'a pas été associé (...) à une fatigue accrue ».

    Questions d'analyse à réponses multiples

    Sur ces questions, plusieurs propositions sont correctes : il faut cocher toutes celles qui sont confirmées par le dossier, et seulement celles-ci. Le nombre de bonnes réponses indiqué correspond au barème présenté plus haut.

    Question 5 (2 bonnes réponses attendues sur 4 propositions) - Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont confirmées par le dossier ?

    a) Un usage prolongé des écrans avant le coucher retarde l'endormissement.

    b) La charge de devoirs du soir peut aussi expliquer une fatigue déclarée par les élèves.

    c) Tous les établissements scolaires imposent le dépôt obligatoire des téléphones avant le coucher.

    d) L'usage du téléphone est totalement sans effet sur le sommeil, quelle que soit sa durée.

    Voir le corrigé

    Réponses correctes : a et b.

    Justification de a : Document 1, « un usage prolongé des écrans dans l'heure précédant le coucher retarde l'endormissement ».

    Justification de b : Document 2, « la fatigue déclarée dépend aussi d'autres facteurs mentionnés par les élèves interrogés, comme la charge de devoirs du soir ».

    Justification de l'élimination de c : le Document 3 précise que la mesure est « à titre expérimental » et concerne « uniquement les internes volontaires », donc ce n'est pas « tous les établissements » ni une obligation généralisée.

    Justification de l'élimination de d : le Document 1 établit au contraire un lien entre écrans et retard d'endormissement ; d contredit le dossier.

    Rappel de barème : cocher a, b et c ou d ferait tomber la note à zéro, car c et d sont des réponses fausses. Cocher uniquement a rapporterait la moitié des points (une bonne réponse sur deux attendues, aucune fausse).

    Question 6 (3 bonnes réponses attendues sur 5 propositions) - Parmi les propositions suivantes concernant le Document 3, lesquelles sont exactes ?

    a) Le dispositif de dépôt des téléphones est présenté comme expérimental.

    b) Le dispositif s'accompagne d'une information des familles.

    c) Le dispositif reste facultatif pour les internes concernés.

    d) Une sanction est prévue pour les élèves qui refusent d'y participer.

    e) Le dispositif s'applique aussi aux externes.

    Voir le corrigé

    Réponses correctes : a, b et c.

    Justification de a : « mis en place, à titre expérimental ».

    Justification de b : « s'accompagne généralement d'une information des familles sur les effets de la lumière des écrans ».

    Justification de c : « il reste facultatif ».

    Justification de l'élimination de d : « aucune sanction n'est prévue pour les élèves qui ne souhaitent pas y participer », d contredit directement le texte.

    Justification de l'élimination de e : « ne s'applique pas aux externes ni aux demi-pensionnaires ».

    Rappel de barème : cocher a, b, c et e ferait tomber la note à zéro à cause de e. Cocher seulement a et b rapporterait la moitié des points (deux bonnes réponses sur trois attendues, aucune fausse).

    Question 7 (question à réponse unique, pour illustrer le contraste avec les questions à réponses multiples) - Quelle proposition résume le mieux la position d'ensemble du dossier ?

    a) Les écrans sont uniformément présentés comme la cause principale et unique de la fatigue des adolescents.

    b) Le dossier relie l'usage prolongé des écrans le soir à un endormissement retardé, tout en signalant d'autres facteurs de fatigue et des réponses graduées et non punitives.

    c) Le dossier recommande l'interdiction totale des écrans pour tous les élèves, sans exception.

    Voir le corrigé

    Réponse correcte : b.

    Justification : cette proposition combine les trois documents sans en trahir aucun, contrairement à a (le Document 2 mentionne d'autres facteurs) et à c (le Document 3 décrit une mesure facultative et non une interdiction).

    Exercice de reformulation, pour l'entraînement

    À l'épreuve, la synthèse n'est pas rédigée librement : elle est reconstituée par des questions à réponse unique et à réponses multiples portant sur le dossier. L'exercice de rédaction ci-dessous est un exercice d'entraînement personnel, utile pour vérifier que l'on a compris l'articulation des documents avant de répondre à ce type de questions.

    Consigne d'entraînement : en une dizaine de lignes, expliquez en quoi les trois documents du dossier apportent des nuances les uns par rapport aux autres sur le lien entre écrans et sommeil des adolescents.

    Voir un corrigé indicatif

    Le Document 1 établit un mécanisme général : l'usage prolongé des écrans avant le coucher retarde l'endormissement en raison de la lumière émise par ces appareils. Le Document 2 nuance ce constat en rappelant que la fatigue déclarée par les élèves dépend aussi d'autres facteurs, comme la charge de devoirs, et qu'un usage bref du téléphone n'y est pas associé à une fatigue accrue. Le Document 3 déplace enfin le regard vers une réponse institutionnelle : plutôt qu'une interdiction, certains établissements proposent un dispositif facultatif et non sanctionné, accompagné d'une information des familles. Les trois documents se complètent donc pour esquisser un lien entre écrans et sommeil qui n'est ni automatique ni traité par la seule contrainte.

    Corrigé indicatif à visée pédagogique, construit uniquement à partir des trois documents fictifs ci-dessus, sans ajout d'information extérieure au dossier.

    Pour aller plus loin

    Sources officielles : nature et barème des épreuves écrites du Concours SÉSAME, session 2026, concours-sesame.net/epreuves-ecrites.html et concours-sesame.net (consultés le 6 septembre 2026).