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    Épreuve de mathématiques - Concours Avenir

    Format 2026 du profil violet, stratégie pour choisir les 45 questions parmi les 60 proposées, chapitres du programme de spécialité réellement mobilisés et 13 QCU originaux progressifs entièrement corrigés, avec l'analyse de chaque distracteur.

    L'essentiel en un coup d'œil

    L'épreuve de mathématiques du Concours Avenir concerne le profil violet(Terminale générale, spécialité Mathématiques associée à une spécialité scientifique). Elle dure 1h30, pèse un coefficient 6 et consiste à traiter 45 questions parmi les 60 proposées. Toutes les questions sont des QCU à 4 propositions, une seule exacte.

    Le barème est le suivant : +1 point par bonne réponse, -1 point par réponse fausse, 0 point pour une abstention. L'ancien barème +3 / -1 n'est plus en vigueur.

    Sur l'ensemble des écrits du profil violet, les mathématiques représentent à elles seules la moitié du poids total des coefficients (6 sur 12) : c'est l'épreuve la plus lourde et celle qui mérite le plus de temps de préparation.

    1h30, 45 questions à traiter sur 60

    Vous n'êtes pas obligé de tout traiter : 15 questions peuvent rester de côté sans le moindre coût. Le choix des questions fait partie de l'épreuve.

    Coefficient 6 sur 12 aux écrits

    Les mathématiques pèsent autant que les deux autres épreuves écrites réunies (sciences coefficient 4, anglais coefficient 2). Une préparation qui néglige cette épreuve prend un risque disproportionné.

    Choisir les 45 questions parmi 60 : la vraie compétence de l'épreuve

    La contrainte n'est pas seulement de calculer vite : elle est de décider, en quelques secondes, si une question mérite d'être traitée. Voici la méthode à automatiser avant le jour de l'épreuve.

    1. Une première lecture de balayage (5 à 8 minutes)

    Avant de rédiger le moindre calcul, parcourez les 60 questions dans l'ordre et classez-les mentalement (ou d'un signe discret sur le sujet) en trois piles :

    • Pile verte : vous voyez immédiatement la méthode et le résultat est atteignable en moins de 90 secondes (calcul direct, application de cours connue).
    • Pile orange : la méthode est identifiable mais demande plusieurs étapes de calcul (2 à 3 minutes) ou une lecture attentive d'un énoncé de géométrie dans l'espace ou de probabilités.
    • Pile rouge : le point de cours n'est pas maîtrisé, l'énoncé est ambigu pour vous, ou vous ne voyez aucune amorce après quinze secondes de lecture.

    2. Un budget de temps strict : environ 2 minutes par question retenue

    1h30 pour 45 questions donne une moyenne de 2 minutes par question. Dans la pratique, répartissez ce budget de façon inégale : traitez d'abord toute la pile verte (moins d'une minute trente par question en moyenne), ce qui dégage un excédent de temps à réinvestir dans la pile orange. La pile rouge n'est traitée qu'en tout dernier lieu, si le temps le permet.

    3. Quand renoncer à une question

    Fixez-vous un seuil clair : si après 3 minutes de recherche sur une question de la pile orange vous n'avez pas d'équation exploitable, abandonnez-la et passez à la suivante. Avec 60 questions disponibles pour 45 réponses exigées, vous avez une marge confortable de 15 questions : ce n'est pas un échec de sacrifier une question qui vous coûterait cinq fois son budget de temps.

    4. Pourquoi l'abstention vaut souvent mieux qu'un pari

    Avec 4 propositions et un barème +1 / -1 / 0, répondre au hasard sans éliminer aucune proposition a une espérance de gain négative :

    Espérance (hasard pur) = 1/4 × (+1) + 3/4 × (-1) = 0,25 - 0,75 = -0,5 point

    Si vous parvenez à éliminer deux des quatre propositions comme fausses (erreur de calcul visible, incohérence de signe ou d'unité), il ne reste que deux candidats et l'espérance devient nulle :

    Espérance (après élimination de 2 propositions) = 1/2 × (+1) + 1/2 × (-1) = 0,5 - 0,5 = 0 point

    Une espérance nulle n'est pas un gain : c'est un pari neutre qui ne mérite d'être tenté que si le temps disponible n'a pas d'autre meilleur usage. La vraie règle est donc double : il faut avoir éliminé au moins deux propositions sur quatre, ET avoir une raison de préférer l'une des deux propositions restantes (signe attendu, ordre de grandeur, propriété de cours) pour que répondre devienne rentable. Sans élimination, ou en cas d'hésitation totale entre deux propositions sans argument, l'abstention (0 point) est strictement préférable à l'espérance négative ou nulle du pari.

    Les chapitres du programme de spécialité réellement mobilisés

    L'épreuve porte sur le programme de spécialité Mathématiques de Terminale générale. Voici les chapitres qui reviennent le plus souvent et le type de question QCM associé.

    Suites numériques

    Calcul d'un terme par récurrence, sens de variation, limite d'une suite arithmético-géométrique ou géométrique, raisonnement par récurrence sur une inégalité.

    Dérivation et étude de fonctions

    Calcul d'une dérivée, signe de la dérivée pour déterminer le sens de variation, recherche d'un extremum local.

    Convexité

    Signe de la dérivée seconde, identification d'un point d'inflexion, position d'une courbe par rapport à sa tangente.

    Fonction logarithme népérien

    Résolution d'une équation ou inéquation avec ln, propriétés algébriques (ln(ab) = ln a + ln b), limites usuelles.

    Fonction exponentielle

    Résolution d'une équation du type e^(2x) + b·e^x + c = 0 par changement de variable, croissance comparée.

    Calcul intégral

    Calcul d'une intégrale simple, lien primitive-aire, intégrale d'une fonction affine ou polynomiale.

    Primitives

    Détermination d'une primitive vérifiant une condition initiale, primitives usuelles (polynômes, exponentielle, 1/x).

    Probabilités conditionnelles

    Formule des probabilités totales, arbre pondéré, calcul de P(B) à partir de P(A), P(B|A) et P(B|non A).

    Loi binomiale

    Reconnaissance du schéma de Bernoulli répété, calcul de P(X = k) avec un coefficient binomial, espérance np.

    Géométrie dans l'espace

    Coordonnées de vecteurs, calcul d'un produit scalaire, orthogonalité, équation cartésienne d'un plan, distance point-plan.

    Équations différentielles

    Résolution de y' = ay ou y' = ay + b, identification de la solution vérifiant une condition initiale.

    13 QCU corrigés, du plus simple au plus difficile

    Exercices originaux Aurlom créés pour illustrer le format QCU du Concours Avenir. Ce ne sont pas des annales officielles ; tous les résultats ont été recalculés et vérifiés avant publication.

    QCU 1 - Suites - limite

    Facile

    Une suite (uₙ) est définie par u₀ = 0 et, pour tout entier n, u_(n+1) = 0,5 × uₙ + 3. Vers quelle valeur cette suite converge-t-elle ?

    • A. 0
    • B. 3
    • C. 6
    • D. La suite diverge vers +∞
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    La suite est de la forme u_(n+1) = a·uₙ + b avec |a| = 0,5 < 1 : elle converge vers le point fixe L solution de L = a·L + b.

    Calcul complet

    On résout L = 0,5L + 3, soit L - 0,5L = 3, soit 0,5L = 3, donc L = 6. Comme |0,5| < 1, la suite converge bien vers cette valeur (on peut vérifier numériquement : u₁ = 3, u₂ = 4,5, u₃ = 5,25, u₄ = 5,625, la suite se rapproche de 6).

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. C'est la valeur de départ u₀, pas la limite : confond le premier terme avec le comportement à l'infini de la suite.
    • B. C'est le terme constant de la relation de récurrence (le « +3 »), pas le point fixe de l'équation L = 0,5L + 3.
    • D. Une divergence vers +∞ n'est possible que si le coefficient multiplicateur a une valeur absolue supérieure ou égale à 1 ; ici |0,5| < 1, donc la suite est nécessairement convergente.

    QCU 2 - Suites - récurrence

    Facile à moyen

    Une suite (uₙ) est définie par u₀ = 2 et, pour tout entier naturel n, u_(n+1) = uₙ + 3n + 1. Quelle est la valeur de u₃ ?

    • A. 11
    • B. 13
    • C. 14
    • D. 17
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    Il n'y a pas de formule explicite immédiate : le plus rapide en QCM est de calculer terme à terme (seulement 3 étapes), en faisant très attention à l'indice n utilisé à chaque étape.

    Calcul complet

    u₁ = u₀ + 3×0 + 1 = 2 + 0 + 1 = 3. u₂ = u₁ + 3×1 + 1 = 3 + 3 + 1 = 7. u₃ = u₂ + 3×2 + 1 = 7 + 6 + 1 = 14.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. 11 ne correspond à aucune étape correcte du calcul : les valeurs successives sont u₀ = 2, u₁ = 3, u₂ = 7 et u₃ = 14. Cette proposition ne satisfait donc pas l'énoncé.
    • B. Correspond à l'oubli du « +1 » lors de la dernière étape : 7 + 3×2 = 13 au lieu de 7 + 3×2 + 1 = 14.
    • D. 17 ne correspond à aucune étape correcte non plus : u₄ vaudrait 14 + 3×3 + 1 = 24. Cette valeur ne satisfait pas l'énoncé.

    QCU 3 - Dérivation et variations

    Moyen

    On considère la fonction f définie sur ℝ par f(x) = x³ - 3x + 1. Quelle est la valeur du maximum local de f ?

    • A. -1
    • B. 1
    • C. 3
    • D. -3
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On dérive, on annule la dérivée pour trouver les points critiques, on étudie le signe de f' pour repérer lequel est un maximum, puis on évalue f en ce point (ne pas répondre avec la valeur de x, mais avec la valeur de f(x)).

    Calcul complet

    f'(x) = 3x² - 3 = 3(x² - 1), qui s'annule en x = -1 et x = 1. f' est positive avant -1, négative entre -1 et 1, positive après 1 : x = -1 est donc un maximum local. f(-1) = (-1)³ - 3×(-1) + 1 = -1 + 3 + 1 = 3.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. C'est la valeur du minimum local f(1) = 1 - 3 + 1 = -1, et non celle du maximum : confond les deux points critiques.
    • B. C'est la valeur de x = 1 en tant qu'abscisse, pas une image de f : confond l'abscisse du point critique avec l'ordonnée demandée.
    • D. Résulte d'une erreur de signe en calculant f(-1) = -1 - 3 + 1 = -3 en oubliant que -3×(-1) = +3 et non -3.

    QCU 4 - Convexité

    Moyen

    Soit g la fonction définie sur ℝ par g(x) = x³ - 3x² + 2. En quelle abscisse la courbe de g admet-elle un point d'inflexion ?

    • A. x = 0
    • B. x = 1
    • C. x = 2
    • D. x = 3
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    Un point d'inflexion correspond à un changement de convexité, c'est-à-dire à une annulation de la dérivée seconde avec changement de signe. On calcule donc g'' et on résout g''(x) = 0.

    Calcul complet

    g'(x) = 3x² - 6x, puis g''(x) = 6x - 6. On résout 6x - 6 = 0, soit x = 1. g'' est négative avant 1 (g concave) et positive après 1 (g convexe) : il y a bien changement de convexité en x = 1.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. x = 0 annule g'(x) = 3x² - 6x = 3x(x-2) en tant que point critique de g (avec x = 2), mais ce n'est pas une racine de g'' : confond l'annulation de la dérivée première avec celle de la dérivée seconde.
    • C. x = 2 est l'autre point critique de g (annule g'), qui correspond à un extremum local, pas à un point d'inflexion : même confusion entre dérivée première et dérivée seconde.
    • D. g''(3) = 6×3 - 6 = 12, qui n'est pas nul : x = 3 n'annule pas la dérivée seconde et n'est donc pas un point d'inflexion.

    QCU 5 - Logarithme népérien

    Moyen

    Résoudre dans ℝ l'équation ln(x - 1) = 2 (le domaine de définition impose x > 1).

    • A. x = e² + 1
    • B. x = e²
    • C. x = 2e
    • D. x = ln 2 + 1
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On utilise la définition : ln(A) = k équivaut à A = e^k, à condition que A soit bien dans le domaine (ici x - 1 > 0).

    Calcul complet

    ln(x - 1) = 2 équivaut à x - 1 = e², soit x = e² + 1 (environ 8,39). On vérifie que x - 1 = e² > 0, donc la solution est valide dans le domaine de définition.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Oublie d'ajouter le « +1 » : e² est la valeur de x - 1, pas celle de x. En vérifiant, ln(e² - 1) ≈ ln(6,39) ≈ 1,85, différent de 2.
    • C. 2e ne satisfait pas l'équation : ln(2e - 1) = ln(4,44) ≈ 1,49, différent de 2. La définition du logarithme donne x - 1 = e², et non x - 1 = 2e.
    • D. ln 2 + 1 est la solution de l'équation e^(x-1) = 2, pas de ln(x - 1) = 2 : ici ln(ln 2) n'est même pas défini au sens attendu puisque ln 2 ≈ 0,69, et ln(0,69) ≈ -0,37, différent de 2. Confond logarithme et exponentielle.

    QCU 6 - Exponentielle

    Moyen à difficile

    Résoudre dans ℝ l'équation e^(2x) - 3e^x - 4 = 0.

    • A. x = ln 4
    • B. x = ln(-1)
    • C. x = 4
    • D. x = ln 4 ou x = ln(-1)
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On pose t = eˣ (avec t > 0 obligatoirement), ce qui transforme l'équation en une équation du second degré en t. On résout puis on ne garde que les solutions positives pour t avant de repasser à x.

    Calcul complet

    Avec t = eˣ, l'équation devient t² - 3t - 4 = 0, qui se factorise en (t - 4)(t + 1) = 0. Les racines sont t = 4 et t = -1. Comme t = eˣ est toujours strictement positif, seule t = 4 est acceptable, d'où eˣ = 4 et x = ln 4.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. ln(-1) n'existe pas dans ℝ car un logarithme népérien n'est défini que pour des nombres strictement positifs ; t = -1 doit être rejeté avant, pas après, le passage au logarithme.
    • C. Confond la valeur de t (t = 4) avec la valeur de x : il faut encore résoudre eˣ = 4 pour obtenir x = ln 4, et non garder x = 4.
    • D. Garde à tort les deux racines de l'équation en t sans vérifier qu'elles sont bien des valeurs possibles pour eˣ, qui est toujours positif.

    QCU 7 - Calcul intégral

    Moyen

    Calculer l'intégrale I = ∫ de 0 à 1 de (2x + 1) dx.

    • A. 1
    • B. 2
    • C. 3
    • D. 4
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On détermine une primitive de la fonction à intégrer, puis on applique le théorème fondamental : I = F(1) - F(0).

    Calcul complet

    Une primitive de 2x + 1 est F(x) = x² + x. On calcule F(1) = 1 + 1 = 2 et F(0) = 0 + 0 = 0. Donc I = F(1) - F(0) = 2 - 0 = 2.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Correspond à l'oubli du terme « +1 » dans la primitive : en ne primitivant que 2x (ce qui donne x²), on obtient F(1) = 1 au lieu de 2.
    • C. Résulte d'une primitive erronée du type x² + 2x (confusion entre le coefficient 2 devant x et le terme constant +1 à primitiver en x).
    • D. Provient d'un doublement erroné, par exemple en calculant 2 × F(1) au lieu de F(1) - F(0), ou d'une confusion avec l'aire d'un trapèze mal posée.

    QCU 8 - Primitives

    Moyen

    Soit f la fonction définie par f(x) = 3x² - 4x + 1. On note F la primitive de f qui vérifie F(0) = 2. Quelle est la valeur de F(1) ?

    • A. 0
    • B. 2
    • C. 3
    • D. 4
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On détermine d'abord la primitive générale de f (avec une constante C), puis on utilise la condition F(0) = 2 pour fixer C, avant d'évaluer F(1).

    Calcul complet

    Une primitive de f(x) = 3x² - 4x + 1 est F(x) = x³ - 2x² + x + C. La condition F(0) = 2 donne C = 2, donc F(x) = x³ - 2x² + x + 2. On calcule F(1) = 1 - 2 + 1 + 2 = 2.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Correspond à l'oubli de la constante C = 2 dans le calcul final : x³ - 2x² + x évalué en 1 vaut 1 - 2 + 1 = 0, ce qui ignore la condition initiale F(0) = 2.
    • C. 3 ne satisfait pas l'énoncé : avec la primitive correcte F(x) = x³ - 2x² + x + 2, F(1) = 1 - 2 + 1 + 2 = 2. Aucune étape du calcul ne produit 3.
    • D. 4 ne satisfait pas l'énoncé non plus. À titre de repère, primitiver -4x en +2x² au lieu de -2x² donnerait F(1) = 1 + 2 + 1 + 2 = 6, et non 4 : le terme -2x² de la primitive correcte est bien celui qu'il faut écrire.

    QCU 9 - Probabilités conditionnelles

    Moyen à difficile

    On sait que P(A) = 0,4, P(B|A) = 0,3 et P(B|Ā) = 0,5 (Ā désigne l'événement contraire de A). Quelle est la probabilité P(B) ?

    • A. 0,42
    • B. 0,38
    • C. 0,8
    • D. 0,15
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On applique la formule des probabilités totales : P(B) = P(A) × P(B|A) + P(Ā) × P(B|Ā), en n'oubliant pas que P(Ā) = 1 - P(A). Un arbre pondéré à deux niveaux permet de visualiser les deux chemins qui mènent à B.

    Calcul complet

    P(Ā) = 1 - 0,4 = 0,6. P(B) = P(A) × P(B|A) + P(Ā) × P(B|Ā) = 0,4 × 0,3 + 0,6 × 0,5 = 0,12 + 0,30 = 0,42.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Peut provenir d'une inversion des poids, par exemple 0,6 × 0,3 + 0,4 × 0,5 = 0,18 + 0,20 = 0,38, qui échange P(A) et P(Ā) dans la pondération de chaque branche.
    • C. Correspond à la somme P(B|A) + P(B|Ā) = 0,3 + 0,5 = 0,8, ce qui ignore complètement la pondération par P(A) et P(Ā) : additionner deux probabilités conditionnelles n'a pas de sens sans pondération.
    • D. Correspond au produit des deux probabilités conditionnelles P(B|A) × P(B|Ā) = 0,3 × 0,5 = 0,15, calcul qui n'a pas de sens ici : il n'utilise ni P(A) ni P(Ā) et ignore la structure de l'arbre pondéré.

    QCU 10 - Loi binomiale

    Difficile

    Une variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètres n = 5 et p = 0,2. Quelle est la valeur de P(X = 2), arrondie au millième ?

    • A. 0,410
    • B. 0,205
    • C. 0,020
    • D. 0,4
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    On utilise la formule P(X = k) = C(n,k) × p^k × (1-p)^(n-k), en calculant d'abord le coefficient binomial, puis les deux puissances séparément avant de tout multiplier.

    Calcul complet

    C(5,2) = 10. p² = 0,2² = 0,04. (1-p)^(5-2) = 0,8³ = 0,512. On multiplie : P(X = 2) = 10 × 0,04 × 0,512 = 0,2048, soit environ 0,205 au millième.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Correspond à P(X = 1) = C(5,1) × 0,2 × 0,8⁴ = 5 × 0,2 × 0,4096 = 0,4096, soit 0,410 au millième : confond k = 2 avec k = 1 dans la formule.
    • C. Oublie le coefficient binomial C(5,2) = 10 : correspond à p² × (1-p)³ = 0,04 × 0,512 = 0,02048, soit 0,020 au millième, sans multiplier par le nombre de façons d'obtenir 2 succès parmi 5 essais.
    • D. Correspond à 10 × 0,04 = 0,4 : le coefficient binomial et la puissance de p sont bien pris en compte, mais le facteur (1-p)³ = 0,512 est oublié.

    QCU 11 - Géométrie dans l'espace - produit scalaire

    Difficile

    Dans un repère orthonormé de l'espace, on donne les vecteurs u(1 ; 2 ; -1) et v(3 ; -1 ; 2). Quelle est la valeur du produit scalaire u·v ?

    • A. -1
    • B. 3
    • C. 6
    • D. 9
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    Dans un repère orthonormé, le produit scalaire de deux vecteurs se calcule en sommant les produits de leurs coordonnées respectives : u·v = x_u×x_v + y_u×y_v + z_u×z_v.

    Calcul complet

    u·v = 1×3 + 2×(-1) + (-1)×2 = 3 - 2 - 2 = -1.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Correspond à une erreur de signe sur le dernier terme : 3 - 2 + 2 = 3, en traitant (-1)×2 comme +2 au lieu de -2.
    • C. La définition impose de sommer les trois produits terme à terme, soit 3 - 2 - 2 = -1. La valeur 6 ne correspond à aucun de ces produits ni à leur somme : elle ne satisfait pas l'énoncé.
    • D. Même remarque : en ignorant les signes, la somme des produits vaudrait 3 + 2 + 2 = 7, et non 9. Aucune lecture du produit scalaire ne donne 9.

    QCU 12 - Géométrie dans l'espace - droites et plans

    Difficile

    Un plan P a pour équation cartésienne x + 2y - z = 3. Quelle est la distance du point A(1 ; 0 ; 2) à ce plan ? (on donne √6 ≈ 2,449)

    • A. 4/√6, soit environ 1,633
    • B. 4
    • C. 4/6, soit environ 0,667
    • D. 0 (le point appartient au plan)
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    Pour un plan d'équation ax + by + cz = d et un point M(x₀ ; y₀ ; z₀), la distance est donnée par |a×x₀ + b×y₀ + c×z₀ - d| / √(a² + b² + c²). Les coefficients a, b et c sont les coordonnées d'un vecteur normal au plan : il faut donc diviser par la norme de ce vecteur normal, c'est-à-dire par la racine carrée de la somme des carrés, et non par cette somme brute.

    Calcul complet

    Numérateur : |1×1 + 2×0 - 1×2 - 3| = |1 + 0 - 2 - 3| = |-4| = 4. Dénominateur : √(1² + 2² + (-1)²) = √(1+4+1) = √6. La distance est donc 4/√6, soit environ 1,633.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Oublie de diviser par la norme du vecteur normal (√6) : ne garde que le numérateur, ce qui ignore l'échelle donnée par les coefficients du plan.
    • C. Divise par la somme des carrés des coefficients (1+4+1=6) au lieu de sa racine carrée (√6) : confond a²+b²+c² avec √(a²+b²+c²).
    • D. Suppose à tort que A appartient au plan sans vérifier : en injectant les coordonnées de A dans l'équation, on obtient 1 + 0 - 2 = -1, différent de 3, donc A n'appartient pas au plan.

    QCU 13 - Équations différentielles

    Difficile

    Une fonction y, dérivable sur ℝ, vérifie l'équation différentielle y' = 3y ainsi que la condition initiale y(0) = 2. Quelle est la valeur de y(1), arrondie au centième ? (on donne e ≈ 2,718 et e³ ≈ 20,0855)

    • A. 6
    • B. 40,17
    • C. 5,44
    • D. 2,72
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide (réflexe QCM)

    Les solutions de y' = ay sont les fonctions y(x) = K×e^(ax), où K est fixée par la condition initiale. On identifie a, on détermine K avec y(0), puis on évalue en x = 1.

    Calcul complet

    L'équation y' = 3y a pour solutions générales y(x) = K×e^(3x). La condition y(0) = 2 donne K×e⁰ = K = 2, donc y(x) = 2e^(3x). On calcule y(1) = 2×e³ ≈ 2×20,0855 ≈ 40,17.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Correspond au produit K × a = 2 × 3 = 6, ce qui confond les paramètres de l'équation différentielle avec la valeur de la fonction en x = 1 : ne fait aucun appel à la fonction exponentielle.
    • C. Correspond à 2e ≈ 2 × 2,718 ≈ 5,44, c'est-à-dire à la fonction y(x) = 2eˣ obtenue en prenant a = 1 au lieu de a = 3 : erreur classique d'identification du coefficient de l'équation.
    • D. Correspond simplement à la valeur de e ≈ 2,72, comme si y(1) = e sans tenir compte ni du coefficient K = 2, ni de l'exposant 3x : ignore la résolution de l'équation différentielle.

    Erreurs fréquentes à l'épreuve de mathématiques

    • Traiter les 60 questions dans l'ordre du sujet sans balayage préalable : c'est le meilleur moyen d'épuiser le temps disponible sur des questions difficiles rencontrées tôt, au détriment de questions faciles placées plus loin dans le sujet.
    • Répondre au hasard sur une question où aucune proposition n'a pu être éliminée : l'espérance est alors de -0,5 point, strictement inférieure à l'abstention qui rapporte 0.
    • Confondre l'abscisse d'un point critique avec l'image de la fonction en ce point (répondre « x = -1 » à une question qui demande la valeur du maximum, qui est f(-1) et non -1 lui-même).
    • Oublier de vérifier le domaine de définition avant de valider une solution d'équation avec un logarithme (une solution qui rend l'argument du logarithme négatif ou nul doit être rejetée).
    • Dans une équation du type e^(2x) + b·eˣ + c = 0, oublier de rejeter les racines négatives du polynôme intermédiaire en t, alors que t = eˣ est toujours strictement positif.
    • Dans un calcul de probabilités conditionnelles, oublier la pondération par P(A) et P(Ā) et additionner directement les probabilités conditionnelles P(B|A) et P(B|Ā).
    • Dans un calcul de loi binomiale, oublier le coefficient binomial C(n,k), qui n'est pas un simple facteur décoratif mais compte le nombre de façons d'obtenir k succès parmi n essais.
    • En géométrie dans l'espace, diviser par la somme des carrés des coefficients du plan (a² + b² + c²) au lieu de sa racine carrée dans la formule de distance point-plan.
    • Ne pas répartir le temps de façon inégale entre les 45 questions traitées : consacrer le même temps à une question de calcul direct et à une question de géométrie dans l'espace à plusieurs étapes est une source de retard silencieux.
    • Négliger la préparation des mathématiques au profit des sciences ou de l'anglais, alors que le coefficient 6 des mathématiques pèse à lui seul la moitié du total des coefficients des écrits.

    Plan d'entraînement concret

    Phase 1 : consolidation par chapitre (4 à 6 semaines avant l'épreuve)

    Reprendre chaque chapitre du programme de spécialité listé plus haut, un par un, en isolant les automatismes de calcul (dérivée, primitive, produit scalaire, coefficient binomial) jusqu'à pouvoir les exécuter sans hésitation. Refaire les exercices de cours et les évaluations de l'année en les chronométrant.

    Phase 2 : entraînement au format QCU chronométré (3 semaines avant)

    Passer aux séries de questions en temps limité, en appliquant systématiquement la méthode de tri en trois piles (verte, orange, rouge). L'objectif n'est plus seulement de savoir résoudre, mais de savoir décider vite si une question est rentable dans le temps imparti.

    Phase 3 : simulation en conditions réelles (2 semaines avant)

    Réaliser des sessions complètes de 1h30 sur 60 questions, avec le vrai barème +1 / -1 / 0, pour calibrer précisément son seuil personnel d'abandon et sa vitesse de balayage initial. Noter après chaque session le nombre de questions abandonnées à raison, et celles regrettées a posteriori.

    Phase 4 : dernière semaine, révision ciblée des points fragiles

    Concentrer les derniers jours sur les deux ou trois chapitres où les erreurs restent les plus fréquentes (souvent les probabilités conditionnelles et la géométrie dans l'espace), plutôt que de réviser uniformément l'ensemble du programme.

    Aller plus loin

    Retrouvez le détail des trois épreuves écrites et le tableau complet des coefficients du profil violet, entraînez-vous sur des annales et sujets types, ou découvrez notre accompagnement de préparation dédié au Concours Avenir.

    Sources