L'essentiel
L'épreuve de compréhension et d'expression écrite en anglais du Score IAE-Message compte 50 questions à choix multiples valant 2 points chacune, soit 100 points : 35 questions d'expression - grammaire, lexique, structures - et 15 questions de compréhension écrite. Elle est exclusivement écrite, sans oral ni rédaction, et aucune mauvaise réponse n'est pénalisée.
Ce que teste l'épreuve
Le format reprend celui du français : 50 questions à choix multiples, dont 35 d'expression écrite et 15 de compréhension écrite, 2 points par question, 100 points en tout. L'épreuve fait partie du livret unique de 3 heures et n'impose aucune durée propre : les 45 minutes conseillées ne sont qu'une répartition indicative. Le poids exact des questions est explicité sur la page barème et bon score.
Ce que l'épreuve mesure est un anglais de travail : la capacité à écrire correctement un courriel professionnel, à lire un article de presse économique sans contresens, à comprendre un contrat ou une note interne. D'où le choix du tout-écrit et du QCM. Aucune production n'est attendue : vous devez reconnaître la forme correcte, ce qui change la préparation. Un candidat qui s'exprime avec aisance à l'oral mais dont la grammaire est approximative peut être mis en difficulté, tandis qu'un candidat plus réservé mais rigoureux réussit très bien.
L'enjeu dépasse les 100 points. Le résultat étant communiqué épreuve par épreuve, les parcours internationaux et les masters enseignés en anglais trouvent dans cette note un indicateur direct, sans qu'aucun seuil ne soit publié. Une bonne note d'anglais crédibilise un projet international ; une note faible fragilise une candidature qui s'en revendique.
Les types de questions
En expression, le format dominant est la phrase à compléter : un énoncé court avec un blanc, quatre propositions dont une seule est correcte. Les points visés sont récurrents - choix du temps verbal, modal approprié, préposition, article, quantifieur, forme comparative, ordre des mots. Un second format demande d'identifier la phrase correcte parmi quatre variantes, ou au contraire de repérer l'erreur. Un troisième porte sur le lexique : choisir le mot juste, souvent entre un mot anglais et un faux ami transparent pour un francophone.
En compréhension, vous lisez un ou plusieurs textes en anglais - articles de presse internationale, textes à contenu économique ou managérial - suivis de questions portant sur l'idée principale, une information précise, le sens d'un mot en contexte, ou une inférence. Aucune traduction n'est demandée.
Rappels de cours : les fondamentaux
Les points ci-dessous couvrent la très grande majorité des questions d'expression. Chacun est donné sous la forme règle puis exemple, car c'est ainsi qu'il se mobilise en QCM.
Temps et aspects
Present perfect ou prétérit. Le prétérit décrit une action achevée et datée, coupée du présent ; le present perfect relie le passé au présent, et interdit toute mention d'une date révolue. Correct : « I met him last year » et « I have met him twice ». Incorrect : « I have met him last year ». Repères : ago, yesterday, in 2020 appellent le prétérit ; since, for, already, yet, ever, never, so far appellent le present perfect.
Present perfect et durée. Pour une action commencée dans le passé et toujours en cours, l'anglais emploie le present perfect là où le français emploie le présent. Correct : « I have worked here for five years » - je travaille ici depuis cinq ans. For introduit une durée, since un point de départ.
Présent simple et présent en -ing. Le présent simple exprime l'habituel et le permanent, la forme en -ing l'action en cours ou temporaire. « She works in Lyon » contre « She is working on a new project this month ». Les verbes d'état - know, believe, own, want - ne s'emploient normalement pas en -ing.
Futurs. Will exprime la prédiction ou la décision prise sur le moment ; be going to l'intention déjà formée ou l'évidence ; le présent en -ing un projet planifié avec date. « I'll help you » ; « We are going to launch the product » ; « I'm meeting the client on Tuesday ». Après when, as soon as, until, on n'emploie pas will : « I'll call you when I arrive ».
Conditionnels. Trois schémas à connaître. Réel : if + présent, will + base verbale - « If we cut prices, we will sell more ». Hypothétique : if + prétérit, would + base verbale - « If we cut prices, we would sell more ». Irréel du passé : if + past perfect, would have + participe passé - « If we had cut prices, we would have sold more ». Jamais de will ni de would après if dans ces structures.
Les modaux et leurs nuances
Must et have to. Must exprime une obligation venue du locuteur, have to une contrainte extérieure. Attention à la négation : mustn't signifie une interdiction, tandis que don't have to signifie l'absence d'obligation. « You mustn't sign » - c'est interdit ; « You don't have to sign » - ce n'est pas nécessaire.
Can, may, might. Can marque la capacité ou la possibilité générale, may une éventualité ou une permission formelle, might une éventualité plus faible. « The deal may be delayed » ; « It might rain ».
Should et ought to. Le conseil ou l'attente raisonnable : « You should check the figures ».
Modaux du passé. Structure modal + have + participe : must have exprime la déduction - « He must have left », il a forcément quitté les lieux ; should have le reproche - « We should have anticipated » ; could have la possibilité non réalisée. Ces formes sont très fréquemment testées.
Prépositions et verbes à particule
Les prépositions sont un gisement de points car elles ne se traduisent pas. À fixer : depend on, rely on, focus on, insist on, consist of, be interested in, succeed in, result in (produire un résultat) contre result from (découler de), apply for a job mais apply to a company, arrive in a city mais arrive at the airport, married to someone, responsible for, capable of, good at. Notez que discuss, enter, answer, lack et approach se construisent sans préposition : « discuss the budget », jamais « discuss about ».
Côté verbes à particule courants dans le monde de l'entreprise : carry out (mener à bien), set up (créer, mettre en place), take over (reprendre, racheter), lay off (licencier pour motif économique), call off (annuler), put off (reporter), point out (souligner), come up with (proposer), look into (examiner), run out of (être à court de), break even (atteindre l'équilibre).
Structures idiomatiques
So et such. So précède un adjectif ou un adverbe seul, such un groupe nominal : « It was so expensive » contre « It was such an expensive project ».
Used to, be used to, get used to. Used to + base verbale décrit une habitude passée révolue - « I used to commute daily ». Be used to + verbe en -ing décrit une habitude installée - « I am used to commuting ». Get used to marque l'accoutumance en cours.
Question tags. Ils reprennent l'auxiliaire de la phrase en inversant la polarité : « You signed the contract, didn't you ? » ; « She isn't coming, is she ? ».
Quantifieurs. Much et little devant les indénombrables, many et few devant les dénombrables. A few signifie quelques, few peu ; a little un peu, little peu. Attention aux indénombrables fréquents : information, advice, news, research, equipment, staff - jamais de pluriel en -s.
Comparatifs et superlatifs. Adjectifs courts : -er et -est - cheaper, the cheapest. Adjectifs longs : more et the most. Irréguliers : good / better / the best, bad / worse / the worst, far / further. Structures utiles : as … as, not as … as, twice as … as, the more … the more.
Ordre des mots. L'anglais suit un ordre rigide sujet - verbe - objet, et place les adverbes de fréquence avant le verbe principal mais après l'auxiliaire : « She often travels » ; « She has often travelled ». Les questions indirectes conservent l'ordre affirmatif : « Could you tell me where the meeting is ? », et non « where is the meeting ».
Les faux amis classiques
Actually signifie en réalité, non actuellement (currently). Eventually signifie finalement, non éventuellement (possibly). To achieve signifie réaliser, atteindre, non achever au sens de terminer (to complete). Sensible signifie raisonnable, tandis que sensible se dit sensitive. To support signifie soutenir, non supporter au sens d'endurer (to bear). To assist signifie aider, non assister à (to attend). Library est une bibliothèque, la librairie est une bookshop. Deception est une tromperie, la déception est une disappointment. Benefit est un avantage, le bénéfice comptable est le profit. Ability est une aptitude, agenda un ordre du jour, engaged occupé ou fiancé, et to control signifie maîtriser plutôt que vérifier (to check).
Méthode de la compréhension écrite
Deux techniques suffisent. Le skimming consiste à parcourir le texte rapidement - titre, première et dernière phrase de chaque paragraphe - pour saisir la thèse et l'architecture avant tout examen de détail. Le scanning consiste ensuite à balayer le texte à la recherche d'une information ciblée, guidé par un mot-clé de la question : nom propre, chiffre, terme technique.
Sur le vocabulaire inconnu, ne vous arrêtez jamais : inférez par le contexte. Trois indices fonctionnent presque toujours - la fonction grammaticale du mot dans la phrase, la polarité du passage (l'auteur est-il favorable ou critique ?), et les connecteurs qui l'encadrent, however, therefore, although, whereas. Un mot ignoré ne coûte une question que si l'on cesse de lire.
Méthode et stratégie
Comme en français, les deux parties de l'épreuve ne se consomment pas au même rythme. Les 35 questions d'expression demandent en moyenne trente à quarante secondes : la structure est reconnue, ou elle ne l'est pas. Les 15 questions de compréhension exigent une lecture, donc un investissement en bloc. Traitez l'expression en premier, sans traîner, et gardez une quinzaine de minutes protégées pour les textes.
Sur une phrase à compléter, le réflexe efficace consiste à identifier ce que la question teste avant de regarder les propositions : un temps, un modal, une préposition, un quantifieur. Cette identification élimine immédiatement deux distracteurs. Sur les questions lexicales, méfiez-vous du mot qui ressemble au français - c'est très souvent le piège, et rarement la réponse.
La règle d'or vaut ici aussi : aucun point négatif, donc pas une seule case vide. En anglais, l'élimination est particulièrement productive, car une forme fautive « sonne » faux dès que l'oreille a été entraînée par la lecture. Répondez même sur une intuition, puis contrôlez la complétude de la grille avant de refermer l'épreuve - un protocole à répéter à chaque entraînement chronométré pour l'exécuter sans y penser le jour J.
Les pièges classiques
Employer le present perfect avec une date révolue. Parade : chercher le marqueur temporel de l'énoncé, il commande le temps à lui seul.
Confondre mustn't et don't have to. Interdiction contre absence d'obligation : le sens change du tout au tout. Parade : traduire mentalement en « c'est interdit » ou « ce n'est pas nécessaire ».
Traduire la préposition française. « Discuss about », « depend of », « interested by » sont des calques fautifs. Parade : apprendre le verbe avec sa préposition comme un bloc indissociable.
Tomber dans le faux ami. Actually, eventually, sensible, library : la proposition transparente est presque toujours le distracteur. Parade : tenir une liste personnelle de faux amis et la relire avant le test.
Mettre un -s aux indénombrables. Informations, advices, researches n'existent pas dans cet emploi. Parade : mémoriser la courte liste des indénombrables fréquents.
Bloquer sur un mot inconnu en compréhension. Parade : inférer par la fonction grammaticale, la polarité du passage et les connecteurs, puis avancer sans revenir.
Testez-vous
SIM : anglais
Trente questions en anglais, corrigées en français : temps du passé, modaux, prépositions imposées, indénombrables, faux amis à haut rendement et compréhension de courts passages.
30 questions corrigéesSessions de 10 ou 20 questions
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FAQ
Questions fréquentes
L'épreuve d'anglais du SIM comporte-t-elle un oral ?
Non. L'épreuve est exclusivement écrite et entièrement composée de questions à choix multiples : 35 questions d'expression et 15 de compréhension écrite, à 2 points chacune. Il n'y a ni compréhension orale, ni entretien, ni rédaction à produire.
Quel niveau d'anglais faut-il viser ?
Il n'existe pas de niveau officiel exigé pour passer le test. Dans les faits, les questions portent sur la grammaire et le lexique d'un anglais général et professionnel courant : temps, modaux, prépositions, expressions idiomatiques fréquentes, lecture d'articles de presse internationale.
Cette épreuve est-elle regardée de près par les IAE ?
Le score global sur 400 points est accompagné du détail par épreuve. Les parcours à dimension internationale - masters enseignés en anglais, doubles diplômes, spécialisations en commerce international - accordent naturellement de l'attention à ce résultat, chaque formation restant libre de ses critères.
Comment travailler efficacement le vocabulaire ?
En lisant régulièrement la presse anglophone économique et généraliste plutôt qu'en apprenant des listes hors contexte, et en tenant un carnet des faux amis et des verbes à particule rencontrés. La reconnaissance en contexte est exactement ce que l'épreuve mesure.
Combien de temps consacrer à l'épreuve d'anglais ?
Environ 45 minutes selon la répartition conseillée, sur les 3 heures que vous gérez librement. Les 35 questions d'expression se traitent vite lorsque la règle est connue, ce qui permet de conserver une quinzaine de minutes pour les textes de compréhension.
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