Guide du master

    Mon Master : mode d'emploi de la plateforme nationale

    Mis à jour le 26 août 2026·par l'équipe pédagogique Aurlom BTS+

    L'essentiel

    Mon Master est la plateforme nationale de candidature en première année de master. Elle référence plus de 3 500 formations et 8 000 parcours, autorise quinze vœux hors alternance et quinze vœux en alternance en phase principale, et décompte ces vœux par mention au sein d'un établissement. Le M2 et la plupart des formations privées n'y passent pas.

    3 500+
    formations et 8 000 parcours référencésMon Master
    258 300
    candidats ayant confirmé une candidatureMon Master, 2025
    15 + 15
    vœux en phase principale (initial + alternance)Mon Master

    Le rôle exact de la plateforme

    Mon Master a été créé comme guichet national unique pour les formations conduisant au diplôme national de master. Avant elle, un candidat devait déposer autant de dossiers qu'il visait d'universités, sur autant d'interfaces différentes, avec des calendriers qui ne se recoupaient pas. La plateforme a unifié trois choses : la description de l'offre, le calendrier national et le dossier candidat.

    Le premier apport est documentaire, et il est sous-exploité. Chaque fiche de formation publie la capacité d'accueil, les attendus, les critères d'examen des dossiers, les modalités d'enseignement, les pièces demandées et un taux d'accès indicatif. Ces informations existaient rarement de manière aussi lisible auparavant. Un candidat qui lit sérieusement dix fiches en apprend plus sur ses chances réelles que celui qui consulte trente classements.

    Le second apport est procédural : les candidatures se déposent dans une fenêtre unique, les réponses arrivent pendant une phase principale commune, puis une phase complémentaire prend le relais pour les formations où des places restent disponibles. Ce séquençage est ce qui permet de raisonner en stratégie, et non au coup par coup. Le détail des dates de la campagne en cours est publié sur monmaster.gouv.fr, et le dossier complet sur le master reprend le calendrier officiel de la campagne 2026-2027.

    Qui est concerné, qui ne l'est pas

    C'est la première source de confusion, et elle coûte cher : beaucoup de candidats attendent une ouverture de plateforme qui ne les concerne pas, ou négligent une procédure locale qui, elle, les concerne.

    SituationPasse par Mon Master ?Ce qu'il faut faire
    Entrée en M1 d'un diplôme national de masterOui, c'est le cas centralDossier unique sur la plateforme, dans la fenêtre nationale de candidature.
    Entrée en M2 après un M1 validé dans la même formationNonL'accès est de droit dans la même formation : la démarche est administrative, auprès de l'établissement.
    Changement de M2 ou entrée en M2 depuis l'extérieurNonCandidature directe auprès de l'établissement, sur son propre calendrier et ses propres pièces.
    Formation signalée « candidature auprès de l'établissement »Non, malgré son référencementLire la fiche jusqu'au bout : elle renvoie vers la procédure locale, souvent eCandidat ou un portail maison.
    Écoles et formations privées hors diplôme national de masterLe plus souvent nonChaque établissement conserve son concours, son dossier et son calendrier propres.
    Candidat international relevant d'Études en FranceSelon le pays de résidenceSuivre la procédure Campus France locale, qui intègre candidature puis demande de visa.
    Reprise d'études après une expérience professionnellePossible sur la plateformeVérifier aussi les voies de validation des acquis, décrites dans le dossier pilier.
    Synthèse des situations d'accès. Les formations privées et les écoles gardent des procédures propres, à vérifier établissement par établissement.

    Retenez la règle simple : la plateforme organise l'entrée dans le cycle, pas la circulation à l'intérieur du cycle. Tout ce qui relève du M2, du redoublement, d'un transfert ou d'une réorientation en cours de master se traite avec l'établissement.

    La mécanique des candidatures

    Le dossier candidat agrège une base commune, réutilisée pour tous les vœux, et des pièces spécifiques demandées par chaque formation. La base commune comporte notamment un CV, les informations relatives au baccalauréat, l'ensemble du cursus post-bac, les stages, les expériences professionnelles, les situations particulières et les engagements citoyens. Les pièces complémentaires figurent dans l'onglet « Pour candidater » de chaque fiche.

    Cette architecture a une conséquence pratique majeure : le travail de fond se fait une seule fois, mais le travail de personnalisation se fait autant de fois qu'il y a de mentions visées. Les candidats qui déposent quinze vœux avec quinze fois le même argumentaire perdent précisément là où la commission attend une réponse à ses propres attendus.

    Les trois temps de la procédure

    TempsCe qui se joueLe bon réflexe
    Consultation de l'offreRepérage des mentions, lecture des attendus, des capacités d'accueil et des taux d'accès.Constituer une liste large avant de la resserrer, plutôt que l'inverse.
    Dépôt des candidaturesDossier commun complété, pièces spécifiques déposées, vœux confirmés.Ne rien laisser en brouillon : un vœu non confirmé n'est pas examiné.
    Phase d'admissionRéponses des formations, listes d'attente, acceptations et désistements.Répondre dans les délais affichés et suivre les mouvements de liste jusqu'au bout.
    Phase complémentaireNouvelle fenêtre de candidature sur les formations disposant de places.L'anticiper pendant la phase principale, en repérant des mentions proches.

    Un cas mérite une mention particulière, celui de l'alternance. Un contrat ou une promesse d'embauche ne peut pas être exigé au moment de la candidature. Les formations mixtes peuvent être rejointes en initial ou en alternance, et l'admis qui ne trouve pas de contrat conserve sa place en voie initiale. Les détails de ce régime sont développés dans notre fiche master en alternance.

    Le décompte des vœux, règle la plus mal comprise

    En phase principale, le plafond est de quinze vœux hors alternance et formations mixtes, plus quinze vœux en alternance. En phase complémentaire, il passe à dix plus dix. Mais le chiffre n'a de sens qu'avec l'unité de compte : le vœu se décompte par mention de master au sein d'un établissement donné, pas par parcours.

    Autrement dit, une université qui propose une mention avec cinq parcours différents ne vous coûte qu'un seul vœu, même si vous vous déclarez intéressé par plusieurs de ces parcours. Cette règle a deux effets. Elle récompense les candidats qui acceptent une certaine souplesse à l'intérieur d'une mention. Et elle rend absurde la stratégie qui consiste à ne viser qu'un unique parcours très spécialisé dans deux ou trois établissements : le quota reste alors largement inutilisé.

    Ajoutez-y le quota d'alternance, distinct, et vous disposez en réalité d'une capacité de couverture importante. Le vrai facteur limitant n'est donc pas le nombre de vœux : c'est le temps disponible pour produire des dossiers personnalisés de qualité. Mieux vaut dix vœux argumentés que trente vœux automatiques.

    Construire une liste de vœux tenable

    La bonne liste n'est pas la plus ambitieuse ni la plus prudente : c'est celle qui rend statistiquement improbable de finir sans aucune admission, tout en laissant sa place à l'ambition. Trois axes de diversification s'imposent.

    Axe de diversificationPourquoiApplication concrète
    Diversifier les mentionsDeux mentions voisines n'ont ni les mêmes attendus, ni la même pression concurrentielle.Identifier une mention cœur de projet et une ou deux mentions adjacentes cohérentes avec le parcours.
    Diversifier les établissementsLa sélectivité varie fortement d'un site à l'autre pour une même mention.Combiner des établissements très demandés et d'autres moins sous pression, y compris hors de sa région.
    Diversifier le niveau de sélectivitéUn portefeuille exclusivement sélectif expose à une série de refus.Répartir la liste entre choix ambitieux, choix intermédiaires et choix raisonnablement assurables.
    Utiliser le quota alternanceIl s'ajoute au quota initial et ouvre des formations mixtes.Candidater en alternance sur des mentions déjà visées en initial, sans contrat requis à ce stade.
    Exploiter la règle du vœu par mentionUn vœu peut couvrir plusieurs parcours d'une même mention.Se déclarer ouvert à plusieurs parcours quand ils restent compatibles avec le projet.

    Le repère à lire en priorité sur chaque fiche est le couple capacité d'accueil et taux d'accès. Une capacité faible dans une métropole très demandée signale une pression forte, indépendamment du prestige affiché. À l'inverse, des mentions solides restent accessibles dans des universités moins exposées médiatiquement, avec une qualité d'encadrement souvent supérieure du fait de promotions plus petites.

    Les erreurs classiques

    ErreurConséquenceCorrectif
    Miser sur une seule mention très sélectiveSérie de refus sans solution de repli en juin.Répartir la liste sur trois niveaux de sélectivité et deux mentions au minimum.
    Ne pas lire les attendus de la ficheDossier hors cible, écarté avant même la comparaison des notes.Reprendre les attendus point par point dans le projet motivé.
    Recopier le même argumentaire partoutImpression de candidature de masse, motivation jugée faible.Un paragraphe spécifique par mention : pourquoi celle-ci, pourquoi cet établissement.
    Laisser des vœux non confirmésCandidature non examinée, quota gaspillé.Vérifier l'état de chaque vœu avant la clôture, pièces incluses.
    Négliger la rubrique stages et engagementsPerte du seul élément qui différencie deux dossiers académiquement proches.Renseigner précisément missions, durée, compétences acquises.
    Attendre la fin de la phase principale pour penser au plan BPhase complémentaire abordée sans préparation, dans l'urgence.Repérer dès le printemps les mentions de repli et les procédures hors plateforme.
    Confondre plateforme et procédure localeDossier jamais déposé pour les formations à candidature établissement.Noter, pour chaque cible, la procédure exacte et son calendrier propre.

    Une dernière remarque, souvent libératrice : un refus n'est pas un verdict sur votre niveau. Il traduit un rapport entre un nombre de places et un nombre de candidats, dans une mention et un établissement donnés. C'est précisément pourquoi la diversification fonctionne, et pourquoi il existe des recours et des solutions de repli, détaillés dans notre fiche refusé en master.

    Accompagnement Aurlom

    Faites relire votre stratégie de vœux avant de confirmer

    Le nombre de vœux n'est pas le problème : c'est leur répartition. Nos équipes aident les étudiants à construire une liste couvrante, à hiérarchiser les mentions et à préparer les dossiers qui les accompagnent.

    Questions fréquentes

    Questions fréquentes

    Pour candidater en première année de master d'un diplôme national de master, oui : Mon Master est le guichet national unique. Deux nuances importantes cependant. D'une part, certaines formations sont signalées sur la plateforme comme relevant d'une candidature directe auprès de l'établissement, et il faut alors suivre la procédure locale. D'autre part, l'entrée en deuxième année de master ne passe pas par Mon Master : elle est de droit dans la même formation si le M1 a été validé, et se traite directement avec l'établissement lorsqu'on change de M2. Parcoursup, de son côté, n'est pas la plateforme du master : elle concerne la première année de l'enseignement supérieur.

    En phase principale, un candidat peut formuler quinze vœux hors alternance ou formations mixtes, et quinze vœux supplémentaires en alternance. En phase complémentaire, le plafond est ramené à dix plus dix. Le décompte se fait par mention de master au sein d'un établissement donné, et non par parcours : plusieurs parcours d'une même mention dans la même université ne consomment donc qu'un seul vœu. Cette règle change complètement la stratégie, puisqu'elle permet de couvrir largement une mention sans épuiser son quota.

    Chaque formation publie sur sa fiche ses attendus, ses critères d'examen, sa capacité d'accueil, les pièces demandées et un taux d'accès indicatif. La commission examine ensuite les dossiers au regard de ces critères annoncés : compatibilité du parcours antérieur avec la mention, qualité académique, cohérence et argumentation du projet. Il n'existe pas d'algorithme national de classement comparable à celui du premier cycle : le classement est produit par la formation elle-même, ce qui explique qu'un même dossier puisse être admis ici et refusé ailleurs.

    La phase complémentaire est une seconde fenêtre de candidature, avec un nouveau plafond de vœux, ouverte aux candidats qui n'ont pas obtenu d'admission satisfaisante. Elle porte sur les formations disposant encore de places, ce qui suppose d'accepter une liste de choix différente de la liste initiale et souvent une mobilité géographique. Elle se prépare pendant la phase principale, pas après : repérer à l'avance les mentions proches de son profil fait gagner des jours décisifs. Les dates exactes de chaque campagne sont publiées sur monmaster.gouv.fr.

    Non. Un contrat ou une promesse d'embauche ne peut pas être exigé au moment de la candidature. Les formations dites mixtes peuvent être suivies en formation initiale ou en alternance, sous réserve de validation du contrat par l'établissement. En cas d'admission, le candidat cherche ensuite son entreprise et, s'il ne trouve pas, il conserve sa place en voie initiale dans la formation mixte. C'est une sécurité importante, trop peu connue des candidats.