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    Épreuve de mathématiques du Concours Puissance Alpha : programme, stratégie et exercices corrigés

    Format officiel, stratégie de gestion du temps et du barème, ce que suppose chaque profil au bac, et 10 exercices originaux QCU entièrement corrigés, du plus simple au plus avancé.

    Le format officiel de l'épreuve

    L'épreuve de mathématiques du Concours Puissance Alpha dure 1h30 le jour des écrits, fixé au 25 avril 2026 pour la session 2026. Le règlement officiel 2026 décrit un sujet organisé en huit exercices de quatre questions chacun pour les candidats de terminale générale : quatre exercices fondamentaux à traiter obligatoirement, puis quatre exercices liés au profil du candidat.

    • Spécialité mathématiques en terminale : quatre exercices à choisir parmi huit proposés.
    • Option mathématiques complémentaires : quatre exercices imposés.
    • Ni spécialité ni mathématiques complémentaires : quatre exercices à choisir parmi huit.
    • Voie technologique : quatre exercices fondamentaux, puis quatre exercices parmi cinq spécifiques.

    Le nombre d'exercices à traiter doit être respecté : en cas d'exercices traités en excès, seuls les premiers sont pris en compte, conformément au règlement. Attention également au vocabulaire : « quatre questions par exercice » décrit le découpage du sujet, et non un nombre de propositions par question.

    Le barème est +1 point par bonne réponse, -0,5 point par réponse fausse, et 0 point en l'absence de réponse. Ce barème récompense la sélectivité : savoir quand s'abstenir fait partie de la compétence à travailler.

    Quel type de questions ?

    Les supports d'entraînement officiels et les documents publiés par les écoles du concours montrent que les épreuves de mathématiques et de sciences comportent notamment des séries d'affirmations à cocher Vrai ou Faux. Il ne faut donc pas supposer que chaque question comporte systématiquement quatre propositions au choix. Les exercices proposés plus bas sont des créations Aurlom : ils prennent la forme de questions à choix unique à quatre propositions pour travailler le raisonnement, et un dernier exercice reprend le format Vrai / Faux.

    1h30 pour l'ensemble du sujet

    Gérer son temps question par question est aussi important que de connaître son cours : une lecture rapide de l'ensemble du sujet en début d'épreuve permet de choisir les exercices les plus sûrs parmi ceux laissés au choix.

    Barème +1 / -0,5 / 0

    Contrairement à un barème +1/-1, ce barème est moins pénalisant pour l'erreur : cela change le calcul de rentabilité d'un pari, comme le montre la section suivante.

    Répondre ou s'abstenir : le calcul d'espérance du barème -0,5

    Avec le barème +1 / -0,5 / 0, l'espérance de gain d'une réponse cochée avec une probabilité p d'être juste vaut E = 1,5p - 0,5. Elle est donc positive dès que p > 1/3. Le seuil ne dépend pas d'un nombre fixe de propositions à éliminer, mais de votre probabilité réelle d'avoir raison.

    Espérance de gain selon la situation, barème +1 / -0,5 / 0
    SituationProbabilité pEspérance E = 1,5p - 0,5
    Choix unique, 4 propositions équiprobables1/4-0,125 point
    Choix unique, 3 propositions restantes équiprobables1/30 point (neutralité)
    Choix unique, 2 propositions restantes équiprobables1/2+0,25 point
    Affirmation Vrai / Faux, deux issues équiprobables1/2+0,25 point

    Comment lire ce tableau

    Sur une question à choix unique où les quatre propositions vous semblent également plausibles, l'espérance est négative : l'abstention vaut mieux. Dès que votre probabilité d'avoir raison dépasse un tiers, cocher devient statistiquement favorable, que ce soit après élimination de propositions ou simplement parce qu'un argument de cours, d'ordre de grandeur ou de signe vous fait pencher. Sur une affirmation Vrai / Faux, une hésitation totale laisse déjà une espérance positive de +0,25 point : « éliminer deux propositions » n'est donc pas une règle générale, seulement le cas particulier d'une question à quatre propositions.

    Ce que suppose chaque profil au bac

    Le règlement officiel 2026 définit les profils de candidature à partir des enseignements de spécialité suivis au lycée. C'est ce profil qui détermine les exercices que vous traiterez le jour de l'épreuve.

    Profil 2 sciences

    Spécialité mathématiques associée à un autre enseignement de spécialité scientifique en terminale, ou deux enseignements de spécialité scientifiques accompagnés de l'option mathématiques complémentaires, à condition d'avoir suivi la spécialité mathématiques en Première.

    Profil 1 science

    Un enseignement de spécialité scientifique associé à un enseignement de spécialité non scientifique en terminale.

    Profil technologique

    Baccalauréat STI2D ou STL selon le règlement 2026 : quatre exercices fondamentaux, puis quatre exercices à choisir parmi cinq exercices spécifiques à la voie technologique.

    Les trois épreuves portent des intitulés communs (mathématiques, sciences, anglais), mais cela ne signifie pas que tous les profils traitent le même sujet : le choix et le nombre d'exercices diffèrent selon le profil.

    10 exercices corrigés, du plus simple au plus avancé

    Exercices originaux Aurlom, à distinguer des annales officielles. Chaque énoncé précise le profil ou le prérequis auquel il s'adresse, et chaque corrigé est autonome.

    Exercice 1 - Calcul algébrique

    Facile

    Prérequis / profil visé : tous profils, calcul algébrique du programme commun

    Résoudre dans ℝ l'équation (2x - 1)² = 9.

    • A. x = 2 uniquement
    • B. x = -1 uniquement
    • C. x = 2 ou x = -1
    • D. x = 5 ou x = -4
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide

    Une équation de la forme A² = k (avec k > 0) équivaut à A = √k ou A = -√k. Ici A = 2x - 1 et k = 9 : √9 = 3 (la racine carrée d'un nombre positif est unique et positive), et les deux nombres dont le carré vaut 9 sont donc +3 et -3.

    Calcul complet

    2x - 1 = 3 donne 2x = 4, donc x = 2. 2x - 1 = -3 donne 2x = -2, donc x = -1. Les deux solutions sont x = 2 et x = -1.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Ne retient que le cas 2x - 1 = +3 et oublie le cas 2x - 1 = -3, ce qui fait perdre la solution x = -1.
    • B. Ne retient que le cas 2x - 1 = -3 et oublie le cas 2x - 1 = +3, donc la solution x = 2.
    • D. Confond k et √k : cette réponse vient de l'écriture 2x - 1 = ±9 (au lieu de ±3), qui donne bien x = 5 et x = -4 après division par 2. L'erreur n'est pas dans la division, mais dans l'oubli de la racine carrée de 9.

    Exercice 2 - Fonctions et dérivation

    Facile à moyen

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques ou mathématiques complémentaires

    Soit f(x) = x³ - 3x + 2. Quelle proposition décrit correctement les extremums locaux de f sur ℝ ?

    • A. Un maximum local en x = -1 valant 4, et un minimum local en x = 1 valant 0
    • B. Un minimum local en x = -1 valant 4, et un maximum local en x = 1 valant 0
    • C. Un maximum local en x = 1 valant 0, et un minimum local en x = -1 valant -4
    • D. f n'admet aucun extremum local sur ℝ
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide

    On calcule f'(x) = 3x² - 3, on l'annule pour trouver les points critiques, puis on étudie le signe de f' pour distinguer maximum et minimum.

    Calcul complet

    f'(x) = 3x² - 3 = 3(x² - 1) s'annule en x = -1 et x = 1. f' est positive avant -1, négative entre -1 et 1, positive après 1 : x = -1 est donc un maximum local et x = 1 un minimum local. f(-1) = -1 + 3 + 2 = 4. f(1) = 1 - 3 + 2 = 0.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Inverse la nature des deux extremums : c'est bien x = -1 qui est un maximum (f' passe de + à -) et x = 1 un minimum (f' passe de - à +), pas l'inverse.
    • C. Inverse à la fois la nature et les positions des extremums, et donne une valeur erronée (-4 au lieu de 4 en x = -1).
    • D. f' possède bien deux racines réelles distinctes (-1 et 1) où elle change de signe, donc f admet bel et bien deux extremums locaux.

    Exercice 3 - Suites géométriques

    Moyen

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques ou mathématiques complémentaires

    Une suite (uₙ) est géométrique de premier terme u₀ = 3 et de raison 2. Quelle est la somme S = u₀ + u₁ + u₂ + u₃ + u₄ + u₅ ?

    • A. 96
    • B. 186
    • C. 189
    • D. 381
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide

    La somme des n+1 premiers termes d'une suite géométrique de raison r ≠ 1 vaut u₀ × (r^(n+1) - 1) / (r - 1). Ici n = 5, r = 2.

    Calcul complet

    S = 3 × (2⁶ - 1) / (2 - 1) = 3 × (64 - 1) / 1 = 3 × 63 = 189.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. 96 = u₅ (le dernier terme seul, 3 × 2⁵), pas la somme des six premiers termes.
    • B. 186 est la somme u₁ + u₂ + u₃ + u₄ + u₅ = 6 + 12 + 24 + 48 + 96 : c'est le résultat obtenu en oubliant le premier terme u₀ = 3, alors que l'énoncé le fait bien figurer dans la somme (189 - 3 = 186).
    • D. 381 correspond à la somme des sept premiers termes (jusqu'à u₆), une itération de trop dans la formule.

    Exercice 4 - Exponentielle

    Moyen

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques ou mathématiques complémentaires

    Résoudre dans ℝ l'équation e^(2x) - 5e^x + 6 = 0.

    • A. x = ln 2 ou x = ln 3
    • B. x = 2 ou x = 3
    • C. x = ln 5 ou x = ln 6
    • D. Aucune solution réelle
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide

    On pose y = e^x (avec y > 0) : l'équation devient y² - 5y + 6 = 0, une équation du second degré classique.

    Calcul complet

    Le discriminant vaut Δ = 25 - 24 = 1. Les racines sont y = (5+1)/2 = 3 et y = (5-1)/2 = 2, toutes deux strictement positives donc acceptables. On revient à x : e^x = 2 donne x = ln 2, et e^x = 3 donne x = ln 3.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Confond y (valeur de e^x) avec x lui-même : après avoir trouvé y = 2 et y = 3, il faut encore appliquer le logarithme népérien pour obtenir x.
    • C. Utilise directement les coefficients 5 et 6 de l'équation de départ au lieu des racines calculées de l'équation du second degré (2 et 3).
    • D. L'équation du second degré en y admet bien deux racines réelles positives (2 et 3), donc deux solutions réelles existent bien pour x.

    Exercice 5 - Probabilités conditionnelles

    Moyen à difficile

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques ou mathématiques complémentaires

    Les données de cet exercice sont fictives et servent uniquement de support de calcul : elles ne décrivent aucun résultat observé chez Aurlom ni au concours. Dans une population de candidats, 60 % ont suivi une préparation (événement A). Parmi ceux ayant suivi la préparation, 30 % échouent à un test (événement B). Parmi ceux ne l'ayant pas suivie, 50 % échouent. Quelle est la probabilité qu'un candidat pris au hasard échoue au test, P(B) ?

    • A. 0,30
    • B. 0,38
    • C. 0,42
    • D. 0,50
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide

    On applique la formule des probabilités totales : P(B) = P(A) × P(B|A) + P(non A) × P(B|non A).

    Calcul complet

    P(A) = 0,6 donc P(non A) = 0,4. P(B) = 0,6 × 0,3 + 0,4 × 0,5 = 0,18 + 0,20 = 0,38.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. 0,30 est seulement P(B|A), la probabilité d'échouer sachant qu'on a suivi la préparation, pas la probabilité globale d'échec sur toute la population.
    • C. 0,42 proviendrait d'une erreur de pondération, par exemple en inversant les poids 0,6 et 0,4 dans le calcul (0,4 × 0,3 + 0,6 × 0,5 = 0,42).
    • D. 0,50 est seulement P(B|non A), la probabilité d'échouer sachant qu'on n'a pas suivi la préparation, pas la probabilité globale.

    Exercice 6 - Loi binomiale

    Moyen à difficile

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques en terminale générale

    On répète 5 fois, de façon indépendante, une expérience ayant une probabilité de succès de 0,2. Soit X le nombre de succès obtenus. Quelle est la probabilité P(X = 2), arrondie au dix-millième ?

    • A. 0,0400
    • B. 0,2048
    • C. 0,4000
    • D. 1,0000
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide

    X suit une loi binomiale de paramètres n = 5 et p = 0,2. On utilise P(X = k) = C(n,k) × p^k × (1-p)^(n-k) avec k = 2.

    Calcul complet

    C(5,2) = 10. P(X=2) = 10 × 0,2² × 0,8³ = 10 × 0,04 × 0,512 = 0,2048.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. 0,0400 correspond seulement à 0,2² sans multiplier ni par le coefficient binomial C(5,2) = 10, ni par 0,8³ = 0,512.
    • C. 0,4000 correspond à 10 × 0,04 : le coefficient binomial et le carré de p sont bien pris en compte, mais le facteur (1 - p)³ = 0,8³ = 0,512 est oublié.
    • D. 1,0000 correspond à l'espérance de X, E(X) = n × p = 5 × 0,2 = 1, et non à la probabilité ponctuelle P(X = 2) : une probabilité égale à 1 signifierait d'ailleurs un événement certain.

    Exercice 7 - Géométrie dans l'espace - produit scalaire

    Difficile

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques en terminale générale (géométrie dans l'espace)

    Dans un repère orthonormé de l'espace, on considère les points A(1;0;0), B(0;1;0) et C(0;0;1). Quel est l'angle géométrique BÂC (angle en A dans le triangle ABC) ?

    • A. 30°
    • B. 45°
    • C. 60°
    • D. 90°
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide

    On calcule les vecteurs AB et AC, leur produit scalaire, leurs normes, puis on utilise cos(angle) = (AB·AC) / (‖AB‖ × ‖AC‖).

    Calcul complet

    AB = (-1;1;0), AC = (-1;0;1). Produit scalaire AB·AC = (-1)×(-1) + 1×0 + 0×1 = 1. ‖AB‖ = √(1+1+0) = √2, ‖AC‖ = √(1+0+1) = √2. cos(angle) = 1/(√2×√2) = 1/2, donc l'angle vaut 60°.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. 30° correspondrait à cos(angle) = √3/2 ≈ 0,866, une valeur bien supérieure au 1/2 réellement obtenu par le calcul du produit scalaire.
    • B. 45° correspondrait à cos(angle) = √2/2 ≈ 0,707, ce qui ne correspond pas à la valeur 1/2 trouvée ici.
    • D. 90° correspondrait à un produit scalaire nul (vecteurs orthogonaux) ; or AB·AC = 1 ≠ 0, les vecteurs ne sont donc pas orthogonaux.

    Exercice 8 - Logarithme népérien et domaine de définition

    Difficile

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques en terminale générale (chapitre logarithme)

    Résoudre dans ℝ l'équation ln(x) + ln(x - 1) = ln(6).

    • A. x = 3
    • B. x = 3 ou x = -2
    • C. x = 3,5
    • D. Aucune solution réelle
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : A.

    Méthode rapide

    On commence par déterminer le domaine : il faut x > 0 et x - 1 > 0, donc x > 1. On utilise ensuite ln a + ln b = ln(ab), puis l'injectivité du logarithme pour identifier les arguments.

    Calcul complet

    Sur ]1 ; +∞[, l'équation devient ln(x(x - 1)) = ln 6, donc x(x - 1) = 6, soit x² - x - 6 = 0. Le discriminant vaut Δ = 1 + 24 = 25, les racines sont x = (1 + 5)/2 = 3 et x = (1 - 5)/2 = -2. Seule x = 3 appartient au domaine. Vérification : ln 3 + ln 2 = ln 6.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • B. Résout correctement l'équation du second degré mais conserve la racine x = -2, qui n'appartient pas au domaine : ln(-2) et ln(-3) ne sont pas définis. Le domaine x > 1 doit être posé avant toute résolution.
    • C. Additionne les arguments au lieu de les multiplier : x + (x - 1) = 6 donne bien x = 3,5, mais ln(3,5) + ln(2,5) = ln(8,75), différent de ln 6. La propriété correcte est ln a + ln b = ln(ab).
    • D. L'équation admet bien une solution : x = 3 est dans le domaine et vérifie ln 3 + ln 2 = ln 6.

    Exercice 9 - Trigonométrie

    Moyen

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques en terminale générale

    Résoudre dans l'intervalle [0 ; 2π[ l'équation cos(x) = 1/2.

    • A. x = π/3 uniquement
    • B. x = π/3 ou x = 5π/3
    • C. x = π/3 ou x = 2π/3
    • D. x = π/6 ou x = 11π/6
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : B.

    Méthode rapide

    cos(x) = 1/2 a pour solution de référence x = π/3. Sur le cercle trigonométrique, l'autre solution dans [0;2π[ est son symétrique par rapport à l'axe horizontal, soit x = 2π - π/3.

    Calcul complet

    2π - π/3 = 6π/3 - π/3 = 5π/3. Les deux solutions dans [0;2π[ sont donc x = π/3 et x = 5π/3.

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. Oublie la seconde solution : le cosinus étant une fonction paire, il existe toujours deux angles (sauf cas particuliers 0 et π) ayant le même cosinus sur une période complète.
    • C. 2π/3 a pour cosinus -1/2 et non 1/2 : c'est la solution de l'équation cos(x) = -1/2, pas de celle posée ici.
    • D. π/6 et 11π/6 sont les solutions de l'équation cos(x) = √3/2, pas de cos(x) = 1/2 : confusion entre deux valeurs remarquables du cosinus.

    Exercice 10 - Suites et seuil - décroissance exponentielle

    Difficile

    Prérequis / profil visé : spécialité mathématiques ou mathématiques complémentaires

    Une suite (uₙ) est définie par uₙ = 100 × 0,9^n. À partir de quel rang n la suite devient-elle strictement inférieure à 10 pour la première fois ? (l'épreuve se déroule sans calculatrice : on donne ln 0,1 ≈ -2,3026 et ln 0,9 ≈ -0,10536)

    • A. n = 10
    • B. n = 15
    • C. n = 22
    • D. n = 30
    Voir la correction détaillée

    Bonne réponse : C.

    Méthode rapide

    On cherche le plus petit entier n tel que 100 × 0,9^n < 10, soit 0,9^n < 0,1. On résout en passant au logarithme népérien, en n'oubliant pas que ln(0,9) est négatif, ce qui inverse le sens de l'inégalité.

    Calcul complet

    0,9^n < 0,1 équivaut à n × ln(0,9) < ln(0,1), soit n > ln(0,1)/ln(0,9) car on divise par un nombre négatif. Avec les valeurs fournies : -2,3026 / -0,10536 ≈ 21,85. Le plus petit entier vérifiant l'inégalité est donc n = 22. Repère de vérification sans calculatrice : 0,9²¹ ≈ 0,109 (donc u₂₁ ≈ 10,9 > 10) et 0,9²² ≈ 0,098 (donc u₂₂ ≈ 9,8 < 10).

    Pourquoi les autres propositions sont fausses

    • A. n = 10 donne u₁₀ = 100 × 0,9¹⁰ ≈ 34,9, valeur encore très supérieure à 10 : la décroissance n'est pas suffisamment avancée.
    • B. n = 15 donne u₁₅ ≈ 20,6, toujours strictement supérieur à 10 : le seuil n'est pas encore franchi à ce rang.
    • D. n = 30 est bien un rang où la condition est vérifiée, mais ce n'est pas le premier rang : la suite est déjà passée sous 10 dès n = 22, donc 30 n'est pas la réponse au « à partir de quel rang, pour la première fois ».

    Un exercice au format Vrai / Faux

    Exercice original Aurlom reprenant le format des affirmations à cocher Vrai ou Faux que l'on retrouve dans les supports d'entraînement du concours. Prérequis : spécialité mathématiques en terminale générale. Chaque affirmation est indépendante ; le corrigé est donné séparément, après l'énoncé.

    Vrai ou Faux - fonction f(x) = x·e^(-x) sur ℝ

    On considère la fonction f définie sur ℝ par f(x) = x·e^(-x). Indiquez pour chaque affirmation si elle est vraie ou fausse.

    1. f'(x) = (1 - x)·e^(-x) pour tout réel x.
    2. f admet un maximum sur ℝ atteint en x = 1.
    3. f est positive sur ]-∞ ; 0].
    4. La limite de f en +∞ vaut +∞.
    Voir le corrigé des quatre affirmations

    1. Vrai. f est un produit : f'(x) = 1×e^(-x) + x×(-e^(-x)) = (1 - x)·e^(-x).

    2. Vrai. e^(-x) étant toujours strictement positif, le signe de f' est celui de (1 - x) : f' est positive avant 1, négative après, donc f atteint un maximum en x = 1, égal à 1/e ≈ 0,368.

    3. Faux. Pour x < 0, f(x) = x·e^(-x) est le produit d'un nombre strictement négatif par un nombre strictement positif : f est donc strictement négative sur ]-∞ ; 0[, et nulle seulement en 0.

    4. Faux. En +∞, e^(-x) tend vers 0 plus vite que x ne tend vers +∞ : la limite de f en +∞ vaut 0, ce que l'on voit en écrivant f(x) = x/eˣ.

    Barème du concours appliqué à ce format : chaque affirmation cochée juste rapporte 1 point, une affirmation cochée fausse coûte 0,5 point, une affirmation laissée vide vaut 0.

    Un plan d'entraînement sur plusieurs semaines

    Semaines 1 et 2 : consolidation du cours par chapitre

    Reprendre chapitre par chapitre les points de cours mobilisés par le programme de votre profil (fonctions et dérivation, suites, exponentielle et logarithme, probabilités, géométrie dans l'espace ou trigonométrie selon votre spécialité), en refaisant des exercices d'application directe avant tout entraînement chronométré.

    Semaines 3 et 4 : première confrontation aux annales officielles

    Demander les annales officielles proposées par le concours via le formulaire de son site, puis les travailler en mode découverte non chronométrée, en notant les chapitres qui posent encore difficulté.

    Semaines 5 et 6 : entraînement chronométré et gestion du barème

    Refaire des séries dans la durée officielle de 1h30, en appliquant la règle de décision du barème +1 / -0,5 / 0 : ne cocher que lorsque votre probabilité d'avoir raison dépasse un tiers, ce qui dépend du type de question (choix unique ou affirmation Vrai / Faux) et des indices dont vous disposez.

    Dernière semaine avant l'épreuve : reprise ciblée des erreurs

    Concentrer les derniers jours sur les deux ou trois chapitres où les erreurs restent les plus fréquentes, plutôt que de réviser uniformément l'ensemble du programme.

    Aller plus loin

    Retrouvez la présentation générale du concours, le détail des épreuves et coefficients, les annales officielles, l'épreuve de sciences appliquées, ou notre accompagnement de préparation dédié.

    Sources officielles