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Conseils pour préparer et réussir le Tage 2

Le Tage 2 est une épreuve réputée difficile et exigeante. Elle couvre en effet un champ de connaissances assez vaste (vaste mais pas pour autant compliqué, soyez-en sûrs !) et nécessite une certaine agilité mentale et intellectuelle développée. Cela nécessite une préparation organisée et extrêmement rigoureuse. Chaque année, plusieurs centaines d'étudiants n'ayant pas saisi l'importance de cette préparation et cette obligation de rigueur se cassent les dents sur leur grille de réponses et obtiennent un score faible, voire médiocre. Pour les plus chanceux, ce score sera tout juste moyen. Qu'on se le dise, le mot "moyen" ne peut en aucun être un qualificatif de votre score de Tage 2. Tout l'intérêt d'un concours est justement de se hisser au dessus de la moyenne et de briller le plus possible pour obtenir une place dans les écoles les plus sélectives. Vous vous devez donc d'obtenir un score qui se singularisera de celui de vos concurrents et qui hissera votre candidature au dessus de celle de ces derniers. (Pas encore inscrit au Tage 2 ? Cliquez ici)

Alors comment se prépare-t-on et réussit-on le Tage 2 ? Suivez le guide...

1. Connais-toi toi-même

Par cette phrase écrite sur le fronton du temple d'Apollon à Athènes, les Grecs étaient parvenus à cristalliser tout ce qui est nécessaire au préalable d'une bonne préparation, tant sur le plan physique que mental.

Un athlète comme un étudiant ne peut prétendre réussir ce qu'il escompte sans savoir au préalable ce dont il est capable. Pour continuer sur fond de métaphore sportive, deux personnes s'entraînant pour un triathlon (natation, course à pied et vélo) ayant lieu dans un mois ne se prépareront pas de la même façon. A supposer, cas extrême, que l'un ait été champion du 100 m et l'autre ait déjà gagné le Tour de France, le premier ne fera que de petits exercices de course pour maintenir son niveau de course à pied tout en se concentrant sur la natation et le vélo, tandis que le second fera du vélo moins intensivement qu'il ne courra ou ne nagera. En résumé, chacun se contentera de renforcer ses acquis tout en cherchant en priorité à combler ses lacunes.

Le Tage 2 est un test qui a la particularité unique de reposer sur trois grandes qualités plus ou moins décorrélées : la mémorisation, le calcul et la logique. Autrement dit, on peut très bien imaginer, à l'image des deux concurrents se préparant au triathlon, que vous soyez en train de lire cet ouvrage pour vous préparer au Tage 2 après avoir passé une thèse littéraire tandis que votre voisin serait agrégé de mathématiques. Il vous semble relativement évident que vous vous entraînerez moins intensivement, a priori, à l'épreuve de mémorisation que lui, et réciproquement en ce qui concerne le calcul. A priori. Car c'est bien là que réside toute la difficulté de la chose : savoir où sont vos points forts, vos points faibles, et être à même de pouvoir les jauger.

En effet, nous nous doutons bien que tout lecteur n'a pas un parcours académique particulier le prédisposant davantage à une sous-épreuve qu'à une autre. Et pourtant, il va falloir que vous soyez capables de savoir où vous en êtes, au départ de votre préparation, dans chacune des trois sous-épreuves. Savoir où l'on en est signifie plusieurs choses :

  • Etre capable de connaître son niveau actuel.
  • Etre capable d'évaluer sa vitesse d'évolution.
  • Mettre cela en relation avec ses objectifs.

En résumé, si l'on se situe sur un axe gradué de 0 à 100, il va vous falloir, avant de commencer votre préparation, déterminer votre triplet de préparation pour chacune des sous-épreuves :

  • Votre niveau.
  • Le nombre moyen de graduations franchies en 1 heure de travail.
  • Votre objectif.

Par exemple, un étudiant ayant un triplet de préparation de (40 ; 2 ; 80) estime avoir :

  1. Un niveau légèrement inférieur à « intermédiaire ».
  2. Une capacité à progresser en moyenne de 2 points de niveau en 1 heure de travail (et donc, après 1 heure de travail, passer d'un niveau de 40 à 42).
  3. Un objectif final de 80.

Ainsi, pour atteindre son objectif, cet étudiant aura a priori besoin de 20 heures (40 points de niveau pour passer de 40 à 80 avec une capacité de 2 points par heure : à vos calculs, le TAGE 2 a déjà commencé !) pour atteindre son objectif final en calcul. Bien évidemment, nous parlons ici d'heures de travail effectives telles qu'elles ont été décrites plus haut.

2. Méthode de préparation

Se fixer des objectifs

Après avoir saisi l'importance de la concentration, il va falloir passer à la phase suivante : l'organisation.

Il n'y a rien de pire que de se laisser aller au gré de ses envies, travaillant quelques heures par-ci ou par-là lorsque l'on daigne trouver le temps… Le plus efficace reste donc de se construire un emploi du temps et, surtout, de s'y tenir, coûte que coûte. Car remplir un tableau ou un agenda avec des créneaux de travail, c'est bien beau, mais encore faut-il être capable de bien mettre vos résolutions en pratique et d'arrêter définitivement de « remettre au lendemain ».

Pour ce qui est de la construction de votre emploi du temps, nous vous donnerons un seul conseil : soyez réalistes.En répondant à toutes les questions présentées plus haut, vous pouvez savoir (ou en tout cas estimer et réajuster par la suite) de combien de temps de travail vous avez besoin approximativement, connaître votre capacité de concentration d'affilée, etc. Avec toutes ces informations, essayez de faire un planning le plus précis possible en vous disant bien à chaque instant : « Ça, je vais le faire, vraiment. » Si dans une case est inscrit : « 14 h-15 h : 10 questions de calcul + correction », c'est que vous savez qu'en une heure vous devez être capables de traiter 10 questions de calcul et étudier leur correction.

Ainsi, il va falloir vous fixer des objectifs, cette fois en termes de quantité. Non pas de temps mais bien de nombre d'exercices, de fiches de cours à apprendre et à maîtriser. Pour cela, nous vous conseillons de suivre certaines règles :

1. Chiffrez toujours au maximum vos objectifs (prévoyez plutôt « 10 questions de calcul » et pas « 1 h de calcul »).

2. Alternez au maximum entre les sous-épreuves, au sein de la même journée.

3. Evitez de travailler avant 8 h, après 22 h, ou même entre 12 h et 13 h.

4. N'hésitez pas à faire un emploi du temps très complet, avec votre heure de réveil, toutes les autres activités prévues pendant la journée (si vous êtes en cours, en stage), vos pauses etc.

La quantité ne fait pas la qualité

Ceux qui ont un jour eu un quelconque contact avec le monde des concours (de classe préparatoire, de médecine ou autre) ont déjà eu vent du fameux mythe des « 14 heures de travail par jour ». Qui n'a jamais entendu son voisin, marqué par les cernes et l'anxiété, stresser à l'extrême car la veille, sa journée de travail n'a duré « que » 8 heures ?

Il s'agit de la première erreur à éviter : croire que c'est la quantité qui prime, et ce dans un sens comme dans l'autre. Nous sommes tous différents, et chacun va avoir besoin d'un temps plus ou moins important pour ingurgiter une information ou maîtriser une méthode. Certains, dotés d'une mémoire visuelle, auront besoin d'une simple lecture tandis que d'autres devront se répéter des formules devant un miroir avant qu'elles n'entrent définitivement dans leur tête. De même, vous pouvez être un adepte des fiches… ou pas !

Le second point sur lequel chacun peut (et doit, idéalement) voir les choses différemment est la capacité à travailler sans pause.

Voici un autre mythe à évincer au plus vite : « Il faut travailler par tranches de 3 heures, sinon ça ne sert à rien. » Non, encore une fois, chacun est différent. Nous pourrions vous citer à la pelle des exemples de personnes qui ont parfaitement réussi des concours parmi les plus difficiles sans jamais avoir travaillé plus de 30 minutes d'affilée !

N'hésitez donc pas à prendre des pauses régulières. Et par pause, nous entendons un arrêt complet de tout ce qui s'apparente au travail. Dans ces moments-là, votre esprit doit être totalement libre de toute pression, de tout stress : au téléphone, devant la télévision, en faisant du sport, en lisant, en sortant avec des amis, vous ne devez pas vous culpabiliser de ne pas être en train de travailler.

Cela nous permet d'en venir à l'explication du titre de cette partie : la clé d'une préparation réussie, c'est d'être à 100 % lorsque l'on travaille, et à 0 % le reste du temps. Voilà une phrase qui peut paraître bien plate dite comme ça, mais, croyez-nous sur parole, elle est bien plus facile à énoncer qu'à mettre en pratique. En effet, être à 100 % lorsque l'on travaille signifie, entre autres :

  • se séparer de tout ce qui pourrait vous déconcentrer (téléphone, ordinateur, télé) ;
  • ne pas lever les yeux au ciel ou rêvasser par la fenêtre ;
  • éviter de se lever pour aller chercher quelque chose dans le réfrigérateur ;
  • ne penser à rien d'autre que ce que l'on est en train de faire.

Etre à 100 % pendant une période de travail signifie donc ne penser qu'à ça, ne faire que ça et ne pas se laisser déconcentrer ou déranger. Le mot d'ordre : la concentration.

Vous comprenez maintenant pourquoi faire cela pendant 3 heures d'affilée relève quasiment de l'impossible et, a fortiori, à quel point adopter cette attitude pendant une vraie heure (qui nous semble être le créneau le plus intéressant pour travailler d'une traite avant de prendre 10-15 minutes de pause) peut se révéler efficace.

L'autre partie de ce conseil n'en est pas moins importante : dès que vous avez décidé de prendre une pause, ou que vous devez sortir, faire autre chose, ne pensez plus au travail.

Faire des annales est-il suffisant ?

Malheureusement, nous allons en décevoir plus d'un : faire un grand nombre d'annales est bien évidemment nécessaire à une bonne préparation pour ne pas découvrir des questions le jour de l'épreuve, mais ce n'est pas suffisant.

En effet, travailler son cours, faire des exercices d'application directs et travailler sa méthode sont des conditions sine qua non pour optimiser votre score de Tage 2 le jour du test. De plus, il s'agit d'un travail de fond qui demande un temps et un effort relativement peu important pour un résultat souvent redoutablement efficace.

3. Mens sana in corpore sano

Préparer un examen, c'est certes faire travailler son esprit, mais c'est également ne pas faire souffrir son corps.

Ce que vous devez à tout prix éviter est d'arriver le jour de l'examen avec des cernes jusqu'au menton, un estomac trop vide ou trop plein, un cerveau qui fonctionne au ralenti et des muscles ankylosés. Pour cela, il n'y a qu'un seul secret : avoir une hygiène de vie la plus saine possible.

Nous ne vous forçons pas à vous enfermer dans un couvent deux mois durant, à ne manger que des produits issus de l'agriculture biologique tout en respectant vos 2 heures quotidiennes de sport et vos 9 heures de sommeil réglementaires, mais nous vous conseillons simplement d'essayer de vous connaître un maximum en sachant combien d'heures de sommeil vous sont nécessaires pour préserver votre concentration à son meilleur niveau, ou si vous êtes plutôt du matin ou du soir pour travailler, etc.

A part la gestion du sommeil, deux autres paramètres sont importants: l'alimentation et le sport. Ce n'est pas parce que vous travaillez un peu plus qu'à l'accoutumée que vous ne devez pas entretenir votre corps et garder la forme, ou que vous devez manger tout ce qui vous passe sous la main (l'effet inverse étant bien évidemment tout autant prohibé). Nous ne prétendons pas jouer les coachs sportifs ou nutritionnistes, mais cela a forcément un impact sur votre façon de travailler et à plus long terme sur votre sommeil. Donc nous ne pouvons que vous inviter à manger sainement et
à ne pas hésiter à vous aérer souvent (cette remarque est surtout valable pour ceux qui préparent le test peu de temps avant et qui auraient prévu de passer leur mois ou semaine à ne faire quasiment que cela).

Reste la gestion de tous ces paramètres dans les jours voire les heures qui précèdent le jour où vous passez le test. Nous vous conseillons de vous coucher relativement tôt la veille et de ne pas vous réveiller moins de 2 heures avant le début de l'épreuve, pour être bien frais au moment fatidique. Nous n'insisterons pas davantage sur ce problème, mais essayez de dîner léger la veille et de prendre un bon repas avant d'y aller pour ne pas vous retrouver avec un estomac criant famine au beau milieu de l'épreuve.