Temps libre · Données 2025-2026
Quatre heures d'écran par jour. Et quatre jeunes sur cinq qui font du sport.
Les deux sont vrais en même temps. À 20 ans, on n'a plus un hobby : on a un portefeuille de loisirs, où le numérique sert de vitrine et la sortie physique de récompense. Cinq planches pour lire le temps libre des 15-24 ans en heures, pas en clichés.

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5 planches sourcées : classement des loisirs en heures, socle numérique, sport et sorties culturelles, freins et leviers. Format PDF.
- Le classement des loisirs, en heures et pas en pourcentages
- Le socle numérique : où part le temps en ligne
- Le sport qui reste massif mais quitte le club
- Les six freins réels et ce qui les lève
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Le vrai classement ne se lit pas en pourcentages, mais en heures
Les enquêtes déclaratives placent toujours la musique et le cinéma très haut, parce qu'on les cite volontiers. Mesuré en durée réelle, le classement change : les réseaux sociaux et le jeu vidéo écrasent tout le reste, et les sorties culturelles deviennent des événements, pas des habitudes.
Trois couches se superposent, elles ne se remplacent jamais : un socle numérique quotidien, un ou deux loisirs identitaires, et quelques expériences rares à forte valeur.
Les dix loisirs, classés en temps réel
Environ 18 h 30 par semaine, plusieurs fois par jour.
Environ 11 h 55 par semaine, quotidien pour le noyau joueur.
Souvent en simultané d'une autre activité, quotidien.
Une fraction du temps internet total, quotidien.
Environ 4 à 5 h par semaine, 2 à 4 séances.
1 h 30 à 2 h 30 par semaine chez les lecteurs.
1 à 3 h chez les pratiquants, par projets.
77 % y sont allés dans l'année, quelques fois par an.
53 % dans l'année, usage occasionnel.
35 % dans l'année, pratique saisonnière.
Trois couches qui se superposent
Réseaux, vidéo, musique, messageries. Il tourne tous les jours, en fond, souvent pendant autre chose.
Sport, gaming, lecture, création. C'est ce qui te définit, ce que tu réponds quand on te demande ton hobby.
Cinéma, concert, festival, musée, voyage. Peu fréquentes, à forte valeur : ce sont elles qu'on raconte.
Le réseau social n'est pas un loisir de plus : c'est le catalogue de tous les autres
4 h 21 en ligne par jour chez les 15-24 ans, dont 61 % sur les réseaux sociaux et les messageries, soit environ 18 h 30 par semaine. 84,7 % s'y connectent chaque jour.
Le jeu vidéo suit avec 1 h 42 par jour, un record toutes générations confondues, et 38 % des 18-24 ans ont déjà envisagé de travailler dans l'industrie. Dès 2019, un jeune sur deux découvrait ses sorties culturelles sur les réseaux, loin devant les sites et les blogs : l'écran n'a pas remplacé la sortie, il la programme.
Le sport ne recule pas. Il quitte le club.
84 % des 15-29 ans déclarent une pratique régulière, mais la part des sportifs licenciés en club associatif passe de 24 % en 2018 à 20 % en 2025. Marche, course, fitness, musculation et plein air progressent ; le modèle encadré recule, et la compétition tombe autour de 20 % chez les 19-25 ans.
Le clivage décisif est territorial : 73 % de pratique régulière chez les 20-24 ans en zone rurale, contre 83 % en ville. Et la motivation la plus sous-estimée est sociale : chez les moins de 35 ans, 78 % associent le sport au partage d'une passion, 75 % à des amitiés durables, 73 % à l'entraide.
Ce que les 15-24 ans font au moins une fois dans l'année
Au moins une séance dans l'année chez les 15-24 ans.
Le patrimoine tient le même rang que le cinéma.
Une visite au moins par an pour un jeune sur deux.
La moitié des 15-24 ans y sont entrés dans l'année.
La sortie la plus rare, mais la plus racontée.
Ce qui bloque, ce qui déclenche
L'envie est déjà là. Ce sont les frictions qui l'arrêtent, et elles se classent par poids réel : le prix d'abord, puis le temps, la distance, l'information, la solitude et le regard des autres.
Les six freins, par ordre de poids réel
50 % des 18-30 ans le citent comme obstacle à la culture, 32 % au sport local. Ce qui le lève : première séance offerte, tarif jeune.
Dominant après 22-23 ans, à l'arrivée du premier emploi. Ce qui le lève : des formats de 45 à 90 minutes.
En rural et périurbain, l'activité existe mais à trente minutes de voiture. Ce qui le lève : programmation itinérante, activités regroupées.
Le club, l'atelier ou le festival existe, personne ne le sait. Ce qui le lève : la recommandation géolocalisée et les réseaux sociaux.
Frein majeur sur le sport débutant et les sorties culturelles. Ce qui le lève : offre duo, communautés, ambassadeurs pairs.
Salle de sport, danse, atelier : le niveau supposé décourage avant l'essai. Ce qui le lève : des créneaux débutants assumés.
La leçon du pass Culture : le prix était un verrou, pas un désintérêt
Quand on enlève la friction du prix, la découverte devient une habitude - et elle se poursuit hors du dispositif.
À retenir : on découvre sur l'écran, on vit dehors.
Ce qui se passe quand on lève la barrière du prix
Sont entrés dans un lieu culturel où ils n'avaient jamais mis les pieds.
Ont fait une activité qu'ils n'avaient jamais pratiquée.
Ont refait cette activité ensuite, sans le pass.
Réservés en moyenne, contre 4 pour la première cohorte.
Sources : INJEP, tableau de bord jeunesse et Baromètre national des pratiques sportives 2025 · ministère de la Culture, Chiffres clés 2025 · Médiamétrie, L'Année Internet 2025 · CNC, réseaux sociaux et créateurs de contenus, 2025 · INJEP 2019 · observatoire du pass Culture · Ipsos bva, enquête publiée en janvier 2026 · CNL/Ipsos, Insee, SELL. Attention : ces chiffres proviennent d'enquêtes différentes. Le cinéma se mesure sur douze mois, le sport à la semaine, internet au jour : les durées ne s'additionnent pas. Données arrêtées au 24 août 2026.
