Tests, scores & calendrier

    Taux d'admission aux concours AST : la sélectivité réelle école par école

    Sélectivité des concours AST1 et AST2 : lire les taux d'admissibilité et d'admission, facteurs de variation, ordres de grandeur par segment d'école.

    Taux d'admission aux concours AST : sélectivité réelle école par école

    La voie des admissions parallèles est souvent présentée comme plus accessible que la voie prépa. Les chiffres racontent autre chose : le nombre de places ouvertes en AST est faible au regard du volume de candidats, surtout dans les écoles du haut de classement.

    Réponse directe : dans les écoles du top 5, le taux d'admission en AST se situe fréquemment sous les 10 % des candidats. Il remonte au-delà de 25 % dans les écoles de milieu de classement, avec de fortes variations entre AST1 et AST2.

    Comment lire un taux d'admission

    Trois indicateurs différents circulent, et ils ne disent pas la même chose :

    • ·Le taux d'admissibilité : part des candidats retenus pour les oraux après examen du dossier et du score de test.
    • ·Le taux d'admission : part des candidats déclarés admis à l'issue des oraux.
    • ·Le taux de remplissage : part des places effectivement occupées à la rentrée, toujours plus faible que le nombre d'admis en raison des désistements croisés entre écoles.

    C'est le troisième qui explique les listes complémentaires actives jusqu'en août.

    Les facteurs qui font varier la sélectivité

    1. ·Le nombre de places ouvertes. Une école peut ouvrir quelques dizaines de places en AST2 pour plusieurs centaines de candidats.
    2. ·Le concours d'accès. Les banques communes (ECRICOME Tremplin, Passerelle) concentrent les candidatures et lissent les taux ; les concours propres attirent des profils plus autosélectionnés.
    3. ·La voie. L'AST2 offre en général plus de places que l'AST1, mais attire aussi plus de candidats.
    4. ·Le profil d'origine. À dossier équivalent, la concurrence n'est pas la même entre un candidat issu de BTS et un candidat issu d'une L3 d'économie.
    5. ·Le multi-candidature. Un même candidat postule à six ou huit écoles, ce qui gonfle les volumes de candidatures sans augmenter le nombre de personnes en lice.

    Ordres de grandeur par segment

    SegmentPlaces ASTSélectivité observéeScore de test discriminant
    Top 3 parisienTrès limitéesSous 10 %Très élevé
    Écoles 4 à 8Limitées10 à 20 %Élevé
    Écoles ECRICOME et Passerelle établiesCorrectes20 à 35 %Moyen supérieur
    Écoles en développementLargesAu-delà de 35 %Moyen

    Ces ordres de grandeur varient chaque année. Les chiffres officiels sont publiés par les banques de concours et par les écoles ; il faut toujours vérifier l'année de référence avant de bâtir une stratégie.

    Ce que cela implique pour une candidature

    • ·Construire une liste échelonnée. Deux écoles ambitieuses, trois écoles cibles, deux écoles de sécurité. Une liste concentrée sur le haut du classement est la première cause de campagne blanche.
    • ·Optimiser le score de test avant tout. C'est la variable la plus rapidement améliorable et la plus discriminante à l'admissibilité.
    • ·Ne pas surinterpréter les taux. Un taux d'admission élevé peut refléter une forte autosélection en amont ; un taux bas peut résulter de candidatures peu ciblées.
    • ·Surveiller les listes d'attente. Les désistements libèrent des places jusqu'à la fin de l'été.

    Le vrai différenciateur

    À dossier académique comparable, ce qui départage les candidats reste la cohérence entre le parcours, le score obtenu et le projet défendu à l'oral. Les statistiques donnent le cadre ; elles ne remplacent pas le diagnostic individuel de compétitivité, qui doit être fait avant de choisir la liste d'écoles.