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Admissions parallèles : quelles sont vos chances de réussir ?

Tous les profils se valent-ils ? 

Intégrer après une prépa ECE/ECS + L3 ? 

Beaucoup d'étudiants sortent de deux années de CPGE en ayant « échoué » aux concours. En d'autres termes, à l'issue des concours, ils n'ont pas pu obtenir l'école qu'ils auraient souhaité intégré. Souvent échaudés par deux années très formatrices, mais aussi très exigeantes, un certain nombre d'étudiants font le choix de ne pas « cuber », c'est-à-dire de ne pas redoubler leur deuxième année de CPGE, et envisagent une 3e année de Licence, en Droit, en Economie, en Eco-Gestion, et ce en vue de passer les concours AST2, voire pousser jusqu'au Bac +4/+5 en vue de passer le concours AST de l'ESSEC. 

Cette stratégie peut s'avérer payante pour plusieurs raisons. D'une part, l'expérience singulière en Université peut s'avérer très formatrice pour des étudiants. En effet, cette nouvelle façon de travailler en troisième année de Licence demande autonomie et organisation dans les travaux à la fois personnels et collectifs. Elle est parfaitement complémentaire avec la classe préparatoire, dont les enseignements développent droiture, esprit d'analyse et culture générale. 

Par ailleurs, la L3 offre très souvent la possibilité d'effectuer d'une part un échange au sein d'une université partenaire, ce qui peut constituer les prémices d'une ouverture internationale qui, il faut bien le dire, est inexistante en CPGE. Tout aussi inexistante, les expériences professionnelles possibles en L3 sont elles aussi très formatrices et permettent à l'étudiant d'affiner encore plus son projet professionnel, de telles façons qu'il arrivera devant le jury des concours AST2 avec davantage de maturité et parfois même une idée plus aboutie de ce à quoi il pense être destiné. 

Dimitri MOREAU, Etudiant au sein du PGE Grenoble EM : 

Après un cycle de CPGE ECE, Dimitri n'était pas satisfait des écoles qu'il avait réussies à obtenir. Il a alors fait le choix d'une Licence de Gestion à l'Université, plutôt que de « cuber », et ainsi de mettre à profit cette troisième année pour développer ses connaissances et se confronter davantage au réel. En plus de donner une nouvelle perspective à ses acquis théoriques propres à la méthodologie universitaire, Dimitri s'est heurté à une nécessaire prise d'autonomie dans son travail personnel, après deux années de prépa. Par ailleurs, cet étudiant a eu la chance de réaliser un stage à la direction des achats IT de Pierre et Vacances, lui permettant de mûrir son approche de l'entreprise, après son cycle de classe préparatoire. Fort de cette double expérience prépa et Université, appréciée des écoles mais aussi des recruteurs, Dimitri a affiné son projet : évoluer dans le monde de la finance, et pour cela, intégrer le PGE de Grenoble EM. Au sein de ce programme, outre une approche transverse et pluridisciplinaire du management, il a pu bénéficier de stages prestigieux, en pleine adéquation avec son projet professionnel, d'une part en qualité de Sales Assistant à BNP-Paribas, et d'autre part en qualité de M&A Analyst à la Société Générale, confirmant sa solide appétence pour le secteur de la finance. Il a aussi pu développer son ouverture internationale en profitant d'un échange universitaire en Finlande. Preuve en est que la poursuite d'études en L3 après deux ans de CPGE tend à constituer une combinaison efficace entre les atouts croisés de la prépa et de l'Université.

Profils atypiques : ce qu'il faut savoir 

Personne n'est atypique, ou bien tout le monde l'est ! Qui peut réellement prétendre être atypique ou linéaire ? C'est impossible. La singularité est évidemment une chance, qu'il faut savoir valoriser. Chacun, à sa manière, doit pouvoir capitaliser sur ce qui fait de lui un candidat singulier, unique, qui peut apporter quelque chose de positif à une école, à une entreprise et à un collectif en général. Et la bonne nouvelle est que tout candidat peut se démarquer, à travers son projet professionnel, son cursus, ses centres d'intérêts, ou encore ses expériences personnelles, quelles qu'elles soient. 

Cependant, plusieurs questions se posent, ou sont posées par des étudiants ayant connu des « ruptures » ou coupures de parcours, universitaires et personnels. Il faut capitaliser sur ses atouts mais aussi sur ses expériences ! 

La reprise d'études après une année transitoire 

Le premier cas le plus fréquent est celui du redoublement. Souvent, les étudiants le dissimulent derrière un agencement de CV mettant en avant les diplômes obtenus. Ne vous leurrez pas, tous les jurys calculent les années d'obtention des diplômes et comprennent rapidement le subterfuge. En effet, mentir est la dernière stratégie à adopter pour mettre en avant sa candidature. Dès lors, un redoublement ne doit pas être considéré comme un défaut mais comme un atout. En d'autres termes, il est plus qu'utile de montrer au jury combien cette année supplémentaire a permis à l'étudiant de prendre conscience de ses faiblesses, de réaliser combien une hiérarchisation des tâches est plus qu'essentielle, passant une gestion du temps rigoureuse et méthodique. Ainsi, cette expérience réputée négative et discriminante constitue une ouverture d'esprit singulière voire un supplément d'âme face à des profils toujours plus « parfaits ». Toute expérience peut être mise à profit car elle permet incontestablement de mûrir et faire évoluer son projet. 

Daymine OMAR, Etudiant au sein du PGE EDHEC Business School : 

Diplômé d'un baccalauréat STG/STMG, Daymine a fait le choix d'un DUT en Techniques de Commercialisation. Cette formation professionnalisante lui a permis de faire un stage de 4 mois à Londres à l'issue duquel il a été embauché en qualité de coordinateur marketing. Néanmoins, à l'issue de son contrat, Daymine a choisi d'entamer une troisième année de Licence de Gestion en alternance, dans le but de poursuivre son cursus, et d'intégrer à terme le PGE de l'EDHEC Business School. A force de persévérance et de méthode, cet étudiant a réussi à intégrer cette école du top 5 français, malgré cette reprise d'études qui peut pour certains s'avérer contrastée et difficile. Evoluer en tant qu'alternant au sein de l'EDHEC – à travers le Programme Européen – lui a permis de développer une expérience plus que significative, en plus des autres, au sein du groupe Seb, en qualité de International junior product manager. Ainsi, Daymine est un profil à haute valeur ajoutée, apprécié des écoles et des recruteurs car il a cumulé de nombreuses expériences professionnelles, développant ses compétences opérationnelles et ses aptitudes au management, tout en poursuivant un cursus dont les différentes étapes s'avèrent cohérentes et complémentaires. Cette année transitoire est donc un réel atout sur lequel il est possible de capitaliser à l'occasion d'un entretien.

La reprise d'études suite à une reconversion professionnelle 

Le second cas est la reprise d'études suite à une reconversion. Ce type de profils a connu une certaine expérience professionnelle, et ignore souvent que ces années doivent largement être mises à profit pour faire d'une candidature un choix de vie et de maturité. En effet, on peut d'une part rencontrer le cas de profils ayant besoin de se former sur des outils innovants, et font donc le choix de Mastères spécialisés (MS).

D'autres formats sont ouverts à des candidats ayant déjà entamé une carrière professionnelle, c'est d'ailleurs un pré-requis pour intégrer ce qu'on appelle un Master of Business Administration (MBA) : « Le MBA accrédité par l'AMBA, principal organisme international de certification, stipule que ce parcours est ouvert à des élèves forts de 3 années d'expérience professionnelle minimum, explique Valérie Madon, directrice des Executive Masters programmes (dont l'Executive MBA) de l'ESCP Europe. Cela dit, ce programme reste encore relativement scolaire. On se trouve dans la poursuite d'études de 1er niveau, avec des élèves à peine trentenaires. »