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Admissions parallèles ou Mastère spécialisé : le match

De nombreux étudiants, à Bac +3, diplômés d'un Master ou d'une Licence, se posent la question suivante : comment poursuivre mes études et arriver au niveau Master ? Question essentielle tant ce niveau semble être devenu une norme sociale. Dois-je passer par un Master directement en école de commerce, ce qui pré-suppose que j'appréhende déjà la spécialité vers laquelle je souhaite m'engager ? Ou bien dois-je me laisser du champ et intégrer un Programme Grande Ecole, offrant une palette plus large en 2e année (M1) pour ensuite me spécialiser tout en profitant d'un échange universitaire, ou d'un stage long, ce qui peut me permettre d'y voir plus clair quant à mon projet ? On fait le point. 

MS/MSc VS PGE : la spécialisation face au programme complet

Reprenons depuis le début : une admission parallèle, à Bac +2 ou Bac +3, donne accès à ce que l'on appelle un « Programme grande école » (PGE), c'est-à-dire un cursus qui permet de suivre un enseignement généraliste puis de se spécialiser en Master par la suite. C'est d'ailleurs tout l'intérêt du programme, car il est réputé complet. En outre, il peut inclure, et inclut très souvent d'ailleurs, une année de césure. Cette année est déterminante car elle permet une ouverture internationale, voire la poursuite d'un projet associatif ou entrepreneurial, ou encore de réaliser des stages longs. 

Opter pour un Mastère spécialisé ou un MSc, c'est faire le choix après la Licence d'une discipline, d'un champ de compétences, d'un secteur d'activités, alors que le PGE a une vocation à la base plus généraliste. 

Dès lors, le choix d'un MS ou MSc repose avant tout sur la détermination en amont d'un projet professionnel nécessitant donc une formation à haute technicité, spécialisée et professionnalisante, quand le PGE permet d'embrasser des orientations plus larges. 

Quelles différences entre un MS et un MSc ?

Christophe Digne, président de la commission accréditation à la Conférence des grandes écoles, et directeur de Télécom SudParis, estime que « les MS (Master Spécialisé) sont des formations que l'on suit après un master, un MSc, un cursus de grande école (...) Le MSc (Master of Sciences), lui, est un programme de niveau master, avec des enseignements majoritairement en langue étrangère, qui intervient après un Bachelor ou une licence. ». A noter que les étudiants en PGE peuvent bénéficier dès la 4e et 5e années des enseignements dispensés en MS, dans le cadre de leur Master de fin d'études. Dès lors, selon les besoins précités, il est possible d'opter pour un MS ou un MSc, tout en ayant en tête des critères d'admission qui peuvent varier d'une école à une autre. 

Il existe à cet effet de nombreux MS et MSc : selon le ministère de l'Education nationale, en 2017, on compte 384 formations labellisées « MS », (soit 7 586 étudiants en 2015/2016) dont 247 en écoles d'ingénieurs, et 132 en écoles de management ; on compte 103 formations labellisées « MSc », (soit 2 407 étudiants en 2015/2016) dont 18 en écoles d'ingénieurs et 84 en écoles de management. 

Un choix souvent déterminé par le niveau d'études 

La vraie question à se poser est la question du projet professionnel et des moyens d'y parvenir : ce MS/MSc, compte tenu de l'investissement financier, en temps, en énergie, est-il nécessaire pour me permettre de m'épanouir professionnellement, et par voie de conséquence personnellement ? Est-il préférable à un PGE, compte tenu de mon cursus ? 

Moralité, à Bac +3 ou Bac +4, on privilégiera un PGE transverse, pluridisciplinaire, complet pour ainsi dire, car c'est un programme complet impliquant un cycle généraliste puis une spécialisation, avec possibilité de réaliser une année de césure. Le choix d'un MS/MSc semble donc correspondre à des profils plus confirmés, qui viennent chercher une plus-value technicisante sur un domaine bien déterminé.