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Prépa HEC ou admissions parallèles : le match

Beaucoup d'étudiants en classe de terminale se posent la question de rejoindre ou non une Grande école de commerce dans le but de faire carrière en France ou à l'étranger dans une start-up, une petite, moyenne ou grande entreprise et d'y occuper un poste de manager avec des responsabilités… Et si possible, avec un très bon salaire à la clé !

Pour les étudiants qui choisissent effectivement cette voie, deux options s'offrent traditionnellement à eux :

  • Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : deux ans d'études voire trois si on redouble, pour rejoindre une grande école où l'on y étudie pendant trois années supplémentaires ;
  • Les admissions parallèles, ou admissions sur titre (AST) : elles permettent d'intégrer ces écoles après un premier cursus ou diplôme (un BTS, un DUT, une licence, un bachelor, ou un master 1).

Longtemps considérée comme la voie royale pour intégrer ces établissements, la classe préparatoire n'est donc plus aujourd'hui l'unique moyen d'intégrer une grande école. Quels sont les atouts et les inconvénients de chaque parcours ? Aurlom vous aide à faire le point. 

Prépa HEC ou admissions parallèles : une hiérarchie entre les diplômés ?

Tout le monde n'est pas fait pour s'épanouir en CPGE. En effet, tous les profils ne correspondent pas aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) pendant deux ans. C'est un parcours exigeant, nécessitant d'importants sacrifices et un sens de l'abnégation. De nombreux esprits chagrins iront jusqu'à dire que les admissions parallèles sont une voie plus facile que l'accès post-prépa et qu'il existe de facto un delta entre les étudiants de prépa et les étudiants AST au sein même des cursus, car ils n'auraient pas fourni les mêmes efforts pour intégrer le même programme.

Idée reçue solidement ancrée dans l'esprit de beaucoup, il n'en est pourtant rien. Ainsi, il n'y a pas de différence de valeur entre un diplômé de PGE post-prépa et un diplômé de PGE venant d'une AST, le diplôme a tout autant de valeurs. En effet, il n'y a pas de hiérarchie entre les diplômés selon leur voie d'admission. De plus, ces diplômés bénéficient des mêmes enseignements et mêmes opportunités universitaires et professionnelles. Dès lors, les AST constituent une voie d'accès à part entière proposée de plus en plus par toutes les écoles, même les plus prestigieuses.

Après, il appartient à chaque candidat, dans un entretien d'embauche, de mettre en avant ce qu'il a tiré de ses deux années de CPGE, ou bien de ce qu'il a tiré de ses deux ou trois années de BTS/ IUT, parfois de L3, ou encore de Licence ou de Bachelor. Chaque profil est unique, et chaque étudiant doit prendre conscience de sa singularité sur laquelle capitaliser. 

"Même si les ex-prépas et les AD présentent des qualités variées, il existe une complémentarité entre les points forts des uns et des autres. Si les ex-prépas sont reconnus pour leur esprit de synthèse, leur rigueur et leur forte capacité de travail, les AD apportent une autre approche et une autre méthode propre à leur formation d'origine. Je me souviens notamment d'un cas de stratégie que je devais rendre en groupe à 4 avec deux AD, le premier issu du droit, le second de pharmacie. Leur parcours m'a permis de combiner plusieurs approches et d'aider à la résolution de ce cas de stratégie particulièrement difficile.''

 François, HEC 2011.

Les admissions parallèles : un chemin de croix ?

D'après une série de statistiques du ministère de l'Education nationale, l'admission en école de commerce est assurée pour 67 % des candidats issus de CPGE, quand le taux de réussite en Licence dépasse difficilement les 30 %. De plus, il faut noter que les concours AST1/2 sont plus aléatoires car la préparation l'est tout autant : beaucoup de profils pas toujours préparés se présentent à ces concours, avec un succès plus ou moins heureux. Le degré de préparation et d'investissement dont les étudiants en prépa bénéficient pendant deux ans n'est évidemment pas aussi important parmi les étudiants à Bac +2 ou Bac +3.

Bien évidemment, la plupart des épreuves du concours AST dépendent exclusivement du degré d'investissement et de la maîtrise d'une certaine méthode pour faire partie des heureux élus, et ce notamment pour :

  • La constitution du dossier d'inscription ;
  • Les épreuves écrites et tests (TAGE 2/TAGE MAGE, TOEIC, synthèse) ;
  • Les épreuves orales (dont l'entretien de personnalité et de motivation).
  Les concours AST1/2 réclament donc une solide préparation, conjuguée à une gestion du temps rigoureuse.

D'autant plus que la préparation est souvent double et périlleuse : préparer les concours, et aussi obtenir le diplôme sanctionnant l'année ou le cycle en cours (BTS, IUT, L2 ou L3, voire M1) leur admission est conditionnée à l'obtention du diplôme permettant l'admission sur titre... Or, chaque année, il existe des cas d'étudiants admis en écoles, mais qui cependant échouent à obtenir leur diplôme, ce qui annule le concours réussi, et qui oblige l'étudiant à redoubler son année d'enseignement supérieur. Sans « titre », c'est-à-dire un diplôme d'Etat, il ne peut y avoir d'admission sur... « titre ». 

Un choix qui mérite introspection : connaître ses limites et deviner son potentiel

Dès lors, le choix post-bac à remplir dans Parcoursup vous impose de réfléchir au type d'études pour lesquelles vous pensez pouvoir à la fois réussir et donner le meilleur de vous-même. Un jury préférera toujours un étudiant qui s'est épanoui au sein d'un BTS ou d'un DUT plutôt qu'un étudiant qui n'a pas pu déployer tout son potentiel au sein d'une CPGE. Nous ne le répéterons jamais assez : il n'y a pas de mauvaise formation, il n'y a que des mauvais choix.

Plus un étudiant est informé sur les opportunités qui s'offrent à lui après le baccalauréat, et plus il est capable de prendre la meilleure décision. D'autant plus que cette décision est loin d'être irréversible. Enormément d'étudiants croyant avoir fait de bons choix sont revenus sur leurs décisions, et ont évolué vers d'autres cursus qui leur étaient proposés. Un choix d'orientation n'est jamais irrémédiable, et c'est aussi la raison pour laquelle les admissions parallèles remportent un tel succès !

Orienter son parcours en fonction de son profil et de son projet professionnel

S'il existe plusieurs voies pour intégrer une grande école, votre choix se fera finalement en fonction de votre profil, du rythme de travail que vous souhaitez adopter, et de votre projet professionnel. 

De ce point de vue, les admissions parallèles offrent l'avantage d'avoir déjà validé un ou plusieurs diplômes qui fournissent la preuve d'un travail et d'une implication à travers de nombreux projets universitaires. Grâce à trois voire quatre années d'études, vous aurez le temps de vous construire un projet professionnel réfléchi, que vous pourrez commencer à concrétiser une fois la grande école intégrée. 

De son côté, la prépa requiert un rythme et une quantité de travail importants. Cela vous permet d'intégrer de nombreux savoirs et notions et d'être beaucoup plus à l'aise sur les travaux à gros volume. Cette filière très exigeante vous permet par ailleurs de vous forger un caractère et une volonté de progresser indéniables. 

À vous donc de choisir le modèle qui vous correspond le mieux pour atteindre votre objectif : intégrer une grande école et décrocher le diplôme de vos rêves