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Attention aux écoles « fantômes »…
Tags : certification, habilitation, label, nouvelles écoles, reconnaissance | Cet article a été posté par louis 11 septembre 2011 à 10 h 43 min | dans la catégorie : Points de vue | Ajouter un commentaireLa polémique retombe à chaque période d’inscription académique …
A chaque rentrée, ou presque, de nouvelles écoles de commerce ouvrent leurs portes, promettant gloire et richesse à leurs nouveaux élèves. Pourtant, c’est parfois le désenchantement.
Entre écoles non homologuées et diplômes non reconnus, le point sur ces écoles fantômes, afin que le paradis promis ne devienne pas un enfer.
Une reconnaissance plus ou moins élevée de l’État
Il faut distinguer 3 catégories d’école.
Déjà, celles, très prisées, inscrites au Chapitre des écoles de management (Conférence des Grandes Écoles)…vous pouvez foncer tête baissée. Ensuite, tout autant recommandables, les écoles « reconnues » , plus un diplôme visé (ou non) par le ministère de l’Éducation. Enfin, les écoles « homologuées » (ou « certifiées »). Reconnues de 2e cycle, elles permettent ensuite de suivre un cursus de 3e cycle.
A noter que seules ces écoles permettent d’accéder aux bourses sur critères sociaux et subventions du ministère (non négligeable quand on sait que les frais de scolarité s’élèvent en moyenne à 8 000€).
Enfin, hors-catégorie… les écoles sans label. Attention pourtant, une école non-labélisée peut toutefois offrir une solide reconnaissance par les entreprises, tout comme elle peut se révéler être une école sans devenir.
Nouveauté ne signifie pas « à oublier »
En effet, si de nombreux établissements doivent leur notoriété à l’ancienneté, il serait dommage de tirer un trait définitif sur toute nouvelle école.
Bien manager c’est s’adapter continuellement au monde qui nous entoure : mondialisation, nouvelles technologies, nouvelles formes de commerce, rien ne doit échapper à l’œil vigilant du futur entrepreneur : e-commerce, entrepreneuriat 2.0, etc. De plus, ces « nouvelles » écoles sont en réalité souvent rattachées à des écoles reconnues ou homologuées.
Au risque de se répéter, intéressez-vous aux nouvelles filières ou écoles, mais restez toujours très vigilant sur la reconnaissance/l’habilitation conférée par l’État.
Le mythe de la querelle des anciens et des modernes ?
Comme un adulte face à un enfant, l’âge donne raison, du moins dans l’inconscient (ou conscient ?) collectif… Pourtant, les anciens peuvent être modernes. C’est ainsi que des écoles solidement implantées développent de nouvelles filières, voire de nouveaux partenariats, dans un esprit d’adaptation continu.
En réalité, le débat des anciens et des nouveaux nous amènent à nous interroger. Les Grandes Ecoles ont-elles le monopole de l’avenir ? Face aux polémiques, quel pouvoir l’État a t-il sur ces filières ? Quelles responsabilités pour ces écoles dont les étudiants ont été bernés ?
L’heure est à l’autonomisation de l’enseignement supérieur, mais attention à ne pas brouiller des repères déjà complexes pour des jeunes en quête de promesses, et surtout de vérités…
Alors, avant de vous lancer, renseignez-vous, ne vous fiez pas aux paroles de ceux qui tentent de vous vendre leur école et effectuez toujours (toujours !) une double-vérification derrière. Croyez moi, vous y gagnerez un temps précieux s’il s’avérait que l’école dont vous rêviez se révèle être un de ces fantômes sans avenir.
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